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Difficultés de communications-Sentiment de ne pas être "normale"
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Difficultés de communications-Sentiment de ne pas être "normale"

#1  25918

MaitreCorbeau
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Difficultés de communications-Sentiment de ne pas être "normale"

Bonjour,
J'ai depuis toujours (me semble-t-il) des difficultés de communication. Tout cela est tellement flou pour moi que je ne sais comment expliquer ce que je ressens. Je vais me contenter pour l'instant de décrire ce que je ressens et je vais attendre les réactions (s'il y en a...) :
-Je crois que je fais fuir les gens, mais j'ignore pourquoi. C'est comme si je leur faisais peur.
-D'autres personnes, au contraire, semblent voir en moi la victime de harcèlement idéale et m'agresse jusqu'à ce que je réagisse, ce que je fais en général assez tard et très violemment (j'ai horreur des conflits, ce qui a pour résultat de les provoquer).
-J'ai souvent l'impression que mes interlocuteurs comprennent autre chose que ce que j'ai voulu dire. En fait, je crois qu'ils tronquent ma pensée pour la réduire à une caricature.
-J'ai l'impression de ne pouvoir véritablement parler qu'à un seul être au monde. Nous avons une communication intellectuelle exceptionnelle. Je cherche d'autres interlocuteurs, mais je n'en trouve pas. Lui, de son côté me dit qu'il est dans le même cas et n'a personne avec qui discuter.
Je me sens profondément anormale et malheureuse d'être si seule.
Je sais que je suis intelligente et que cela n'aide pas la communication. Je pourrais, si je bénéficiais d'une excellente santé psychique, m'abstenir d'avoir des contacts avec mes semblables et entamer un travail artistique ou intellectuel fructueux. Mais je suis trop malade psychiquement pour le faire. Je suis impuissante et mon ami est un peu (avec des variations) dans le même cas.
J'ai vu un certain nombre de psys. Cela m'a un peu aidé au début de ma vie (j'ai un certain âge) mais maintenant, je ne trouve aucun psy qui pourrait me prêter assistance pour parcourir le reste du chemin.
Je vais arrêter là et attendre les réactions. Je crois qu'elles vont être celles auxquelles je m'attends, c'est-à-dire que je vais lire entre les lignes que l'on me prend pour une "folle", comme d'habitude...

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#2  25920

Re: Difficultés de communications-Sentiment de ne pas être "normale"

comme je me prends pour un psy exceptionnel (et intelligent de surcroit)* je vais réagir en vous déclarant que la frontière entre le normal et l'anormal est la discussion la plus impossible qui soit et en vous demandant sur quel diagnostic  vous vous taxez de malade psychique ?

* je vous laisse le soin de mettre tous les guillemets qui dconviennent


pour un projet de thérapie en ligne, merci de me contacter par mail.

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#3  26036

MaitreCorbeau
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Re: Difficultés de communications-Sentiment de ne pas être "normale"

Bonjour monsieur et merci de votre réponse,
Je ne sais pas si la question de la limite entre le normal et l'anormal est la plus impossible qui soit (il y en a sans doute bien d'autres). Il me semble que ce qui compte, c'est ce que je ressens.
  Votre question (sur quel diagnostic  vous vous taxez de malade psychique ?) me parait pertinente. En effet, si je n'avais que les symptômes de difficultés de communication que je décris plus haut, je pourrais attribuer mon mal-être une particularité autre que d'être malade psychiquement.
Je ne me base sur aucun diagnostic pour me qualifier de malade psychique, mais sur la simple constatation de mon mal être. Les psys que j'ai vus se refusaient à tout diagnostic. Je comprends la démarche qui motivait leur position, mais je ne l'approuve pas, pour ce qui me concerne. Mon psy m'avait expliqué que je risquais de m'identifier à la maladie et de faire "coller" mes symptômes à ceux que j'aurais lus. Il est vrai que je vois sur beaucoup de forums des gens qui, dans leur quête éperdue d'identité, essaient de s'identifier au "malade-type".  Je suis passée par là plus tard…le conseil de mon thérapeute n'a fait que retarder ce processus, qui est courant quand on souffre et que l'on se sent différent : au moins, si l'on est "bipolaire", "schizoïde", "borderline", on appartient à une sorte de "communauté de malade", on peut mettre un nom sur sa souffrance, on peut surtout simplifier le problème vis-à-vis des autres (qui voient bien que quelque chose ne tourne pas rond chez vous….) : Je suis …."phobique social", Je suis …."mélancolique" ou même : Je suis "surdoué", "discalculique", bla, bla, bla… Tout ça ne veut pas dire grand-chose et dans le fond, on le sait bien, mais quel soulagement de pouvoir expliquer toute sa douleur par un ensemble de symptômes prédéfinis, qui sont une maladie constituée bien pratique intellectuellement pour éviter de se poser la question de savoir pourquoi votre personnalité s'est constituée de telle manière qu'elle vous fasse autant souffrir…Ce qui est illogique, quand on y pense.
Car il me semble évident que la personnalité ne peut que se constituer de manière à vous épargner la douleur autant que possible, c'est-à-dire trouver un compromis entre les tendances naturelles et les impératifs familiaux. Si donc ma personnalité actuelle me fait souffrir, c'est qu'elle s'est formée et déformée dans mon enfance pour résister aux agressions de mon milieu d'origine mais qu'elle s'est ensuite révélée particulièrement inefficace pour évoluer dans la société. Enfin, je souffrais aussi dans mon enfance (ce qui révèle peut-être une incapacité à me forger des défenses efficaces..).
Pour ma part, je pense que le "syndrome" (je ne sais pas si l'on peut désigner ainsi une maladie psychique, je ne suis pas médecin ni même psychologue) borderline serait ce qui correspondrait le plus à mon cas particulier, bien que je ne me reconnaisse pas (loin de là) dans tous les symptômes décrits.
Pour accorder ma préférence au terme "borderline" pour me désigner, je me base sur le fait qu'après des années de …méditation, maturation, plutôt que réflexion (il est très malaisé, quoique non complètement impossible de réfléchir sur son propre cas) j'en suis venue à la conclusion que je ne suis ni névrosée, ni psychotique ; je me fie également au diagnostic que j'ai obtenu en le "volant" en quelque sorte auprès d'un psychanalyste qui m'a déclaré pour me disqualifier comme patiente : "Je ne suis pas spécialiste des borderlines !".
L'un de mes thérapeutes m'a déconseillé (c'était en début de thérapie) de lire Freud et tous les livres traitant de psychanalyse en général. Comme je souffrais beaucoup à l'époque, je me suis abstenue de lire "de la psychanalyse". Je ne pense pas que cette ignorance volontaire m'ait aidée, bien au contraire.
Mais à l'époque, je suivais (presque) toutes les prescriptions qui m'étaient suggérées, dans l'espoir de m'en sortir. J'étais boulimique et je faisais des espèces de crises de souffrance qui ne me laissaient d'autres issue que de calmer la douleur par les moyens que j'avais sous la main : des anxiolytiques, principalement, soi-disant en surdose.
Pour décrire ce que je ressentais (j'ai appris à éviter de voir ma douleur fondamentale en face, pour ne plus risquer de désagréments) il me semblait que je "partais en morceaux", sans jamais me désagréger : une sorte de purgatoire perpétuel en somme…
Il est possible que mes difficultés de communication ne soient pas dues à une pathologie spécifique. Mais j'ai d'autres symptômes et je ne sais par où commencer pour les décrire. Dès que je tente de la faire, j'ai peur que l'on me prenne pour une folle. Ou plus exactement, en parlant des psys, j'ai peur que ceux-ci ne prennent pas ce que je dis au sérieux. Voilà : ils ne me prennent pas au sérieux. C'est un sentiment constant dans ma vie : l'impression que les autres me méprisent. Et je crois vraiment que c'est le cas sur un point : ma principale souffrance est de ne pas arriver à travailler (artistiquement et intellectuellement). Personne ne semble disposé à considérer que cela puisse être un problème vital.
Je lance ce discours sur "les autoroutes de l'information", dans l'espoir que les rares personnes capables de l'entendre pourront me répondre. Je ne renonce pas à me délivrer de mon aboulie et de mon impuissance. Comme je suis anonyme, il me semble que le risque que je prends est tout à fait raisonnable.

*Je ne suis ni assez stupide pour supposer que les autres sont des abrutis, ni assez malpolie pour placer des guillemets agressifs dans le discours de mon prochain…(sourire) Je sais bien que dire de soi que l'on est intelligent parait être d'une stupide prétention (et d'une certaine manière, ça l'est) mais cela a le mérite d'éloigner autant que faire se peut les gens que le mot, la chose ainsi que la "pathologie mégalomane" indisposent…

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#4  26037

MaitreCorbeau
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Re: Difficultés de communications-Sentiment de ne pas être "normale"

Bonjour monsieur et merci de votre réponse,
Je ne sais pas si la question de la limite entre le normal et l'anormal est la plus impossible qui soit (il y en a sans doute bien d'autres). Il me semble que ce qui compte, c'est ce que je ressens.
  Votre question (sur quel diagnostic  vous vous taxez de malade psychique ?) me parait pertinente. En effet, si je n'avais que les symptômes de difficultés de communication que je décris plus haut, je pourrais attribuer mon mal-être une particularité autre que d'être malade psychiquement.
Je ne me base sur aucun diagnostic pour me qualifier de malade psychique, mais sur la simple constatation de mon mal être. Les psys que j'ai vus se refusaient à tout diagnostic. Je comprends la démarche qui motivait leur position, mais je ne l'approuve pas, pour ce qui me concerne. Mon psy m'avait expliqué que je risquais de m'identifier à la maladie et de faire "coller" mes symptômes à ceux que j'aurais lus. Il est vrai que je vois sur beaucoup de forums des gens qui, dans leur quête éperdue d'identité, essaient de s'identifier au "malade-type".  Je suis passée par là plus tard…le conseil de mon thérapeute n'a fait que retarder ce processus, qui est courant quand on souffre et que l'on se sent différent : au moins, si l'on est "bipolaire", "schizoïde", "borderline", on appartient à une sorte de "communauté de malade", on peut mettre un nom sur sa souffrance, on peut surtout simplifier le problème vis-à-vis des autres (qui voient bien que quelque chose ne tourne pas rond chez vous….) : Je suis …."phobique social", Je suis …."mélancolique" ou même : Je suis "surdoué", "discalculique", bla, bla, bla… Tout ça ne veut pas dire grand-chose et dans le fond, on le sait bien, mais quel soulagement de pouvoir expliquer toute sa douleur par un ensemble de symptômes prédéfinis, qui sont une maladie constituée bien pratique intellectuellement pour éviter de se poser la question de savoir pourquoi votre personnalité s'est constituée de telle manière qu'elle vous fasse autant souffrir…Ce qui est illogique, quand on y pense.
Car il me semble évident que la personnalité ne peut que se constituer de manière à vous épargner la douleur autant que possible, c'est-à-dire trouver un compromis entre les tendances naturelles et les impératifs familiaux. Si donc ma personnalité actuelle me fait souffrir, c'est qu'elle s'est formée et déformée dans mon enfance pour résister aux agressions de mon milieu d'origine mais qu'elle s'est ensuite révélée particulièrement inefficace pour évoluer dans la société. Enfin, je souffrais aussi dans mon enfance (ce qui révèle peut-être une incapacité à me forger des défenses efficaces..).
Pour ma part, je pense que le "syndrome" (je ne sais pas si l'on peut désigner ainsi une maladie psychique, je ne suis pas médecin ni même psychologue) borderline serait ce qui correspondrait le plus à mon cas particulier, bien que je ne me reconnaisse pas (loin de là) dans tous les symptômes décrits.
Pour accorder ma préférence au terme "borderline" pour me désigner, je me base sur le fait qu'après des années de …méditation, maturation, plutôt que réflexion (il est très malaisé, quoique non complètement impossible de réfléchir sur son propre cas) j'en suis venue à la conclusion que je ne suis ni névrosée, ni psychotique ; je me fie également au diagnostic que j'ai obtenu en le "volant" en quelque sorte auprès d'un psychanalyste qui m'a déclaré pour me disqualifier comme patiente : "Je ne suis pas spécialiste des borderlines !".
L'un de mes thérapeutes m'a déconseillé (c'était en début de thérapie) de lire Freud et tous les livres traitant de psychanalyse en général. Comme je souffrais beaucoup à l'époque, je me suis abstenue de lire "de la psychanalyse". Je ne pense pas que cette ignorance volontaire m'ait aidée, bien au contraire.
Mais à l'époque, je suivais (presque) toutes les prescriptions qui m'étaient suggérées, dans l'espoir de m'en sortir. J'étais boulimique et je faisais des espèces de crises de souffrance qui ne me laissaient d'autres issue que de calmer la douleur par les moyens que j'avais sous la main : des anxiolytiques, principalement, soi-disant en surdose.
Pour décrire ce que je ressentais (j'ai appris à éviter de voir ma douleur fondamentale en face, pour ne plus risquer de désagréments) il me semblait que je "partais en morceaux", sans jamais me désagréger : une sorte de purgatoire perpétuel en somme…
Il est possible que mes difficultés de communication ne soient pas dues à une pathologie spécifique. Mais j'ai d'autres symptômes et je ne sais par où commencer pour les décrire. Dès que je tente de la faire, j'ai peur que l'on me prenne pour une folle. Ou plus exactement, en parlant des psys, j'ai peur que ceux-ci ne prennent pas ce que je dis au sérieux. Voilà : ils ne me prennent pas au sérieux. C'est un sentiment constant dans ma vie : l'impression que les autres me méprisent. Et je crois vraiment que c'est le cas sur un point : ma principale souffrance est de ne pas arriver à travailler (artistiquement et intellectuellement). Personne ne semble disposé à considérer que cela puisse être un problème vital.
Je lance ce discours sur "les autoroutes de l'information", dans l'espoir que les rares personnes capables de l'entendre pourront me répondre. Je ne renonce pas à me délivrer de mon aboulie et de mon impuissance. Comme je suis anonyme, il me semble que le risque que je prends est tout à fait raisonnable.

*Je ne suis ni assez stupide pour supposer que les autres sont des abrutis, ni assez malpolie pour placer des guillemets agressifs dans le discours de mon prochain…(sourire) Je sais bien que dire de soi que l'on est intelligent parait être d'une stupide prétention (et d'une certaine manière, ça l'est) mais cela a le mérite d'éloigner autant que faire se peut les gens que le mot, la chose ainsi que la "pathologie mégalomane" indisposent…

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#5  26038

MaitreCorbeau
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Re: Difficultés de communications-Sentiment de ne pas être "normale"

Bonjour monsieur et merci de votre réponse,
Je ne sais pas si la question de la limite entre le normal et l'anormal est la plus impossible qui soit (il y en a sans doute bien d'autres). Il me semble que ce qui compte, c'est ce que je ressens.
  Votre question (sur quel diagnostic  vous vous taxez de malade psychique ?) me parait pertinente. En effet, si je n'avais que les symptômes de difficultés de communication que je décris plus haut, je pourrais attribuer mon mal-être une particularité autre que d'être malade psychiquement.
Je ne me base sur aucun diagnostic pour me qualifier de malade psychique, mais sur la simple constatation de mon mal être. Les psys que j'ai vus se refusaient à tout diagnostic. Je comprends la démarche qui motivait leur position, mais je ne l'approuve pas, pour ce qui me concerne. Mon psy m'avait expliqué que je risquais de m'identifier à la maladie et de faire "coller" mes symptômes à ceux que j'aurais lus. Il est vrai que je vois sur beaucoup de forums des gens qui, dans leur quête éperdue d'identité, essaient de s'identifier au "malade-type".  Je suis passée par là plus tard…le conseil de mon thérapeute n'a fait que retarder ce processus, qui est courant quand on souffre et que l'on se sent différent : au moins, si l'on est "bipolaire", "schizoïde", "borderline", on appartient à une sorte de "communauté de malade", on peut mettre un nom sur sa souffrance, on peut surtout simplifier le problème vis-à-vis des autres (qui voient bien que quelque chose ne tourne pas rond chez vous….) : Je suis …."phobique social", Je suis …."mélancolique" ou même : Je suis "surdoué", "discalculique", bla, bla, bla… Tout ça ne veut pas dire grand-chose et dans le fond, on le sait bien, mais quel soulagement de pouvoir expliquer toute sa douleur par un ensemble de symptômes prédéfinis, qui sont une maladie constituée bien pratique intellectuellement pour éviter de se poser la question de savoir pourquoi votre personnalité s'est constituée de telle manière qu'elle vous fasse autant souffrir…Ce qui est illogique, quand on y pense.
Car il me semble évident que la personnalité ne peut que se constituer de manière à vous épargner la douleur autant que possible, c'est-à-dire trouver un compromis entre les tendances naturelles et les impératifs familiaux. Si donc ma personnalité actuelle me fait souffrir, c'est qu'elle s'est formée et déformée dans mon enfance pour résister aux agressions de mon milieu d'origine mais qu'elle s'est ensuite révélée particulièrement inefficace pour évoluer dans la société. Enfin, je souffrais aussi dans mon enfance (ce qui révèle peut-être une incapacité à me forger des défenses efficaces..).
Pour ma part, je pense que le "syndrome" (je ne sais pas si l'on peut désigner ainsi une maladie psychique, je ne suis pas médecin ni même psychologue) borderline serait ce qui correspondrait le plus à mon cas particulier, bien que je ne me reconnaisse pas (loin de là) dans tous les symptômes décrits.
Pour accorder ma préférence au terme "borderline" pour me désigner, je me base sur le fait qu'après des années de …méditation, maturation, plutôt que réflexion (il est très malaisé, quoique non complètement impossible de réfléchir sur son propre cas) j'en suis venue à la conclusion que je ne suis ni névrosée, ni psychotique ; je me fie également au diagnostic que j'ai obtenu en le "volant" en quelque sorte auprès d'un psychanalyste qui m'a déclaré pour me disqualifier comme patiente : "Je ne suis pas spécialiste des borderlines !".
L'un de mes thérapeutes m'a déconseillé (c'était en début de thérapie) de lire Freud et tous les livres traitant de psychanalyse en général. Comme je souffrais beaucoup à l'époque, je me suis abstenue de lire "de la psychanalyse". Je ne pense pas que cette ignorance volontaire m'ait aidée, bien au contraire.
Mais à l'époque, je suivais (presque) toutes les prescriptions qui m'étaient suggérées, dans l'espoir de m'en sortir. J'étais boulimique et je faisais des espèces de crises de souffrance qui ne me laissaient d'autres issue que de calmer la douleur par les moyens que j'avais sous la main : des anxiolytiques, principalement, soi-disant en surdose.
Pour décrire ce que je ressentais (j'ai appris à éviter de voir ma douleur fondamentale en face, pour ne plus risquer de désagréments) il me semblait que je "partais en morceaux", sans jamais me désagréger : une sorte de purgatoire perpétuel en somme…
Il est possible que mes difficultés de communication ne soient pas dues à une pathologie spécifique. Mais j'ai d'autres symptômes et je ne sais par où commencer pour les décrire. Dès que je tente de la faire, j'ai peur que l'on me prenne pour une folle. Ou plus exactement, en parlant des psys, j'ai peur que ceux-ci ne prennent pas ce que je dis au sérieux. Voilà : ils ne me prennent pas au sérieux. C'est un sentiment constant dans ma vie : l'impression que les autres me méprisent. Et je crois vraiment que c'est le cas sur un point : ma principale souffrance est de ne pas arriver à travailler (artistiquement et intellectuellement). Personne ne semble disposé à considérer que cela puisse être un problème vital.
Je lance ce discours sur "les autoroutes de l'information", dans l'espoir que les rares personnes capables de l'entendre pourront me répondre. Je ne renonce pas à me délivrer de mon aboulie et de mon impuissance. Comme je suis anonyme, il me semble que le risque que je prends est tout à fait raisonnable.

*Je ne suis ni assez stupide pour supposer que les autres sont des abrutis, ni assez malpolie pour placer des guillemets agressifs dans le discours de mon prochain…(sourire) Je sais bien que dire de soi que l'on est intelligent parait être d'une stupide prétention (et d'une certaine manière, ça l'est) mais cela a le mérite d'éloigner autant que faire se peut les gens que le mot, la chose ainsi que la "pathologie mégalomane" indisposent…

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#6  26039

MaitreCorbeau
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Re: Difficultés de communications-Sentiment de ne pas être "normale"

PS : Je n'ai rien compris...Ce message répété trois fois, ce n'est pas de ma faute !

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#7  26135

Re: Difficultés de communications-Sentiment de ne pas être "normale"

je considère que le diagnostic de borderline ou état-limite est essentiellement posé dans un but thérapeutique, mais n'est pas heuristique du tout. Une certaine psychanalyse contemporaine préfère se référer à des "positions" névrotiques, psychotiques, autistiques, etc. Chaque individu pouvant traverser de telles positions au cours de sa vie.
Peut-être voudriez-vous parler ici de tel ou tel symptôme?


pour un projet de thérapie en ligne, merci de me contacter par mail.

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#8  26184

MaitreCorbeau
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Re: Difficultés de communications-Sentiment de ne pas être "normale"

Je ne savais pas que la psychanalyse s'orientait vers le fait de considérer "des positions" du patient s'orientant vers telle ou telle pathologie. En tout cas pour moi, ce schéma est efficace. Au cours de ma vie, j'ai eu des symptômes paranoïaques, des épisodes de délire (provoqués par "mes débuts" en thérapie analytique), des amours platoniques d'érotomanes (jusqu'à ce que j'apprenne, en regardant un feuilleton américain, les symptômes de l'érotomanie et que j'y reconnaisse pilepoil les miens, ce qui à coupé cours à cette forme de projection amoureuse. En revoyant ma vie, il me semble que j'ai pris des pathologies comme on prend un train ou un avion, pour avancer.
   Mon symptôme principal est la dépression. Il me semble que depuis l'âge de six ans à peu près, je suis dépressive.  J'ai envie de dire : j'ai mal, j'ai mal, j'ai mal. Avec l'âge, j'ai appris à gérer cette douleur, à l'aide de prise de médicament, principalement Il me semble que je suis coupable de quelque chose, position qui a commencé par des espèces de spasmes nerveux qui me prenaient la nuit en repensant à ma mère me reprochant de ne pas travailler à l'école. J'ai les quelquefois les mêmes spasmes la nuit en repensant à ma médiocrité, à ce que je n'ai pas réussi à faire au cours de la journée...
   J'ai du mal à gérer ma vie de tous les jours, je veux dire à me lever, à faire le ménage, à organiser mon temps…Je voudrais rester couché pour le restant de mes jours et j'ai l'impression de n'être bien que quand je dors. En ce moment, j'essaye de m'efforcer d'aimer le monde qui m'entoure et de ne plus "saper" ce qui le concerne : en sortant, en parlant aux peu de gens que je connaît, en regardant les informations…Le problème, c'est que j'ai du mal (et de plus en plus) à distinguer ce qui relève de la pathologie que suscite ma situation sociale (je suis aux minimas sociaux et les seuls boulots que je trouve sont des "contrats aidés") et celle qui relève de mon psychisme "à l'état pur".
   J'essaye différentes méthodes pour ressembler à un membre de cette société, c'est-à-dire avoir un minimum d'activités. Je vous donne les derniers en date, qui marchent bien : -Je note ces choses que j'ai à faire sur un tableau blanc (des choses concrètes : la vaisselle, remplir tel papier, etc.) et je les barre au fur et à mesure de leur exécution. - J'essaye d'écrire des réflexions je tente les plus sincères possibles sur moi-même et ma difficulté d'assumer les tâches les plus courantes de la vie (c'est très difficile, d'être sincère !). - J'essaye de ne pas me culpabiliser, de me concentrer pour communiquer efficacement avec les autres (il me semble que je n'ai pas assez de capacité d'écoute).
   Je suis brouillonne et j'ai du mal à avoir une activité suivie. Mais si je dis que je souffre de "confusion mentale", ça fait rire les gens (parce que je m'exprime bien, ce qui n'a rien à voir). Pourtant, c'est exactement ce qui se passe. J'ai l'impression d'être engluée dans le réel et ses impératifs comme dans des sables mouvants. Et depuis toujours j'essaie de structurer mon univers et ma vie quotidienne, en parvenant à des résultats plus ou moins médiocres…avec une lassitude de plus en plus prégnante au fil des années. Je suis fatiguée de m'être tant battue et de n'arriver jamais à rien de concret…

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