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S'autoriser à vivre le bonheur familial
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S'autoriser à vivre le bonheur familial

#1  17975

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S'autoriser à vivre le bonheur familial

Bonjour à toutes et à tous,

Je cherche à comprendre les raisons qui m'amènent à refuser de vivre le bonheur en famille.
Je suis très compréhensive et joyeuse dans les cadres autres (pro, amis, belle-famille). J'arrive à écouter, à analyser, à ne pas juger, à donner de bons conseils, à dédramatiser la situation, à faire rire, à rire, à prendre du bon temps...
Mais dès lors qu'il s'agit de mes propres parents, de mon compagnon (depuis 7 ans) ou de ma fille (3 ans et demi), je n'arrive pas à prendre le recul nécessaire face à des situations où l'écoute et les conseils devraient avoir la primeur. Car je pense (de manière inconsciente, sur le moment) que si la situation en est arrivée là, c'est parce qu'ils n'ont pas mis en application mes conseils passés. Je sais que j'ai un problème de maturation de mes idées. J'ai une excellente mémoire, j'anticipe les problèmes et la ou les solutions que j'exposent, sont bonnes (c'est à postériori que je me rends compte que les solutions étaient les bonnes). Je suis impatiente. L'injustice, le mensonge, l'inhumanité et le manque d'empahie me font horreur et me font réagir de manière épidermique, dans mon entourage familial. Mes réactions sont de plus en plus posées quand je suis en société mais je n'arrive pas à le faire avec mon entourage familial proche.
Il est vrai que je suis également incapable d'exprimer mes sentiments profonds, de manière orale, que ce soit à mes amis ou ma famille. Ce que je n'aime pas, je sais l'exprimer oralement, ce que j'aime, je ne sais pas, c'est même pire, j'ai un blocage, les mots ne sortent pas. Cette lacune est probablement héréditaire : mon grand-père paternel (que je n'ai pas connu) était comme cela, mon père est comme cela, mon frère (décédé fin juillet) était comme cela mais je ne veux pas de cet héritage familial et j'aimerai m'en défaire, pour ma sérénité et celle de ceux que j'aime plus que tout et qui ne doivent plus avoir à subir mes énervements, conséquence de mon mal-être profond.
Je suis perfectionniste, entière, trop au goût de certaines personnes, mais est-ce anormal d'être entière ? Est-ce l'une des origines de mes énervements familiaux ?
Bref, je m'interroge et j'ai besoin de pistes pour m'aider à comprendre afin de pouvoir faire le travail qui m'incombe pour enfin être capable d'exprimer mes bons sentiments à l'égard de mes parents, mon compagnon et ma fille et surtout, ne pas transmettre cette faille à ma fille.

Merci à toutes et à tous pour votre aide.

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#2  17982

Re: S'autoriser à vivre le bonheur familial

a écrit:

j'anticipe les problèmes et la ou les solutions que j'exposent, sont bonnes

Tout aussi bonnes qu'elles soient, sont elles les seules bonnes possbiles ?

a écrit:

mon mal-être profond.

Savez-vous dans quoi il prend racine ?

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#3  17984

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Re: S'autoriser à vivre le bonheur familial

Bonjour et merci pour vos interrogations.
Les solutions que je propose s'avèrent les plus efficaces pour régler rapidement le problème (mon impatience ressurgit !) et effectivement, les solutions choisies par mon entourage doivent mieux correspondre à leur mode de fonctionnement. Merci pour cette prise de conscience qui je l'espère, va m'aider à prendre du recul lors d'une prochaine situation similaire.

Pour ce qui est de mon mal-être profond, je pense qu'il prend racine dans ma famille paternelle. Mon grand-père paternel a renié mon père à la naissance de mon frère  et n'a jamais tenté de prendre contact avec ses petits-enfants par la suite. Mes parents ne nous ont jamais interdit de prendre contact mais, par fierté ? par respect du choix de mon père qui ne voulait plus revoir le sien ? par peur du rejet ? .... et lorsque je me suis sentie prête et que j'ai tenté de le faire, mon oncle m'a appris que mon grand-père était atteint de la maladie d'alzheimer et ne pouvait donc plus répondre à toutes les questions que je voulais lui poser. Autre fait marquant pour ma famille paternelle : ma grand-mère paternelle est décédée des suites de la naissance de mon père, 12 mois après leur mariage, elle avait 20 ans. Mdn père a ensuite été élevé par sa grand-mère maternelle jusqu'à l'âge de 3 ans, au moment où mon grand-père s'est marié une seconde fois. Par la suite, mon père n'a pas souvenir d'avoir pu revoir sa grand-mère maternelle, de manière officielle, car il se souvient qu'elle venait le voir en cachette pendant la récréation à l'école primaire.
D'autre part, je me souviens que petite déjà (7-8 ans), je prenais la défense de ceux dont on se moquait, de ceux qui étaient différents, de ceux qui souffraient. Le mal être des autres me rend malheureuse et les aider à appaiser leurs souffrances m'aide.
J'ai besoin de comprendre les réactions des personnes. J'aime beaucoup écouter et mettre en relief la logique des personnes face à moi et ainsi, ne pas juger mais avancer sur la perception des souffrances de chacun mais... ce qui fonctionne avec des personnes moins impliquées dans ma vie personnelle... ne fonctionne pas avec mes proches car je suis trop impliquée émotionnellement ? Je me rend compte que je suis profondément triste de ne pas pouvoir comprendre et partager les souffrances de mes proches avec autant de lucidité que je peux le faire pour des personnes moins proches. Alors, peut-être que mon mal-être profond peut aussi se situer là.
Encore merci

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#4  18029

Re: S'autoriser à vivre le bonheur familial

a écrit:

Mon grand-père paternel a renié mon père à la naissance de mon frère

est à mettre (potentiellement) en lien avec ceci:

a écrit:

ma grand-mère paternelle est décédée des suites de la naissance de mon père,

a écrit:

mon père n'a pas souvenir d'avoir pu revoir sa grand-mère maternelle

,
est à mettre (potentiellment) en lien avec ceci : "L'impossibilité" pour vous d'être en lien (officiel) avec votre grand-père

a écrit:

Alors, peut-être que mon mal-être profond peut aussi se situer là.

La souffrance de vos proches est aussi, d'une certaine manière, votre propre souffrance...

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#5  18066

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Re: S'autoriser à vivre le bonheur familial

Bonjour et merci.

Je suis tout à fait d'accord avec les liens potentiels que vous mettez en évidence, j'avais moi-même fait ces analogies, c'est d'ailleurs pour cela que j'avais décidé d'entrer en contact avec mon grand-père mais les aléas de la vie en ont décidé autrement.
Je cherche des pistes pour être capable de vivre sereinement avec ces souffrances (qu'elles soient miennes ou celles de mes proches) et surtout, comprendre pourquoi en conscience, je suis pleine d'attentions tendres quand je pense à mes proches alors que je suis incapable de les verbaliser (je réussis à les leur écrire, c'est le paliatif que j'ai trouvé, mais j'aimerai à terme m'exprimer oralement)
Remarquez, c'est peut-être aussi la résultante de mon incapacité à pouvoir parler avec mes grands-parents maternels qui sont à l'origine de mon blocage d'oral avec mes proches ???

Très bonne journée et enocre merci

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#6  18092

Re: S'autoriser à vivre le bonheur familial

a écrit:

vivre sereinement avec ces souffrances (qu'elles soient miennes ou celles de mes proches)

Et si vous cessiez de (vouloir) porter les souffrances de vos proches?

a écrit:

je suis incapable de les verbaliser

Quelles émotions visibles par autrui émergeraient si vous les verbalisiez ?
Le(s) non dit(s) vise(nt) à protéger quoi?

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#7  18108

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Re: S'autoriser à vivre le bonheur familial

Bonjour,

J'espère avoir trouvé la bonne méthode pour citer ce que vous avez écrit !

a écrit:

Et si vous cessiez de (vouloir) porter les souffrances de vos proches?

J'aimerai pouvoir cesser de porter les souffrances mais même lorsque je ne les vis pas directement (celles de l'entourage moins proche), je les vis par procuration, je les ressens, je me mets à la place des personnes qui m'expliquent ce qu'elles vivent. Je suis hyper sensible à la souffrance (physiquement et psychiquement) et ça, depuis mon enfance. Je ne vois aucune solution pour changer ma manière d'être.

a écrit:

Quelles émotions visibles par autrui émergeraient si vous les verbalisiez ?
Le(s) non dit(s) vise(nt) à protéger quoi?

Il s'agit d'émotions d'amour ou tout au moins, des bons sentiments. C'est d'ailleurs pour cela que je suis frustrée de ne pas réussir à verbaliser ce que je pense à mes proches car mes non dits ne protègent rien, ils enveniment même souvent les situations. Il est vrai aussi que dans mon entourage familial, les gestes d'amour ou des paroles exprimant l'amour partagé par les couples ne se vivent pas au grand jour mais les reproches, toujours. Je cherche à rompre avec cet héritage (par entourage familial, j'inclus parents, oncles, tantes, cousins, frère, soeur de mon côté. C'est en vivant ce qui se passe dans ma belle-famille = l'inverse, la "normalité" quand on s'aime, que je prends conscience de mon incapacité à le faire)

Merci car vos quelques questions me permettent d'avancer car j'ai réussi, hier, à verbaliser du positif au moment où je l'ai pensé.

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#8  18135

Re: S'autoriser à vivre le bonheur familial

a écrit:

Je ne vois aucune solution pour changer ma manière d'être.

Avez-vous vraiment envie de la changer ?

a écrit:

j'ai réussi, hier, à verbaliser du positif au moment où je l'ai pensé.

vous n'avez plus qu'à renouveler cette belle expérience smile

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#9  18741

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Re: S'autoriser à vivre le bonheur familial

a écrit:

Avez-vous vraiment envie de la changer ?

Oui j'ai envie de changer mais mon ressenti, quand vous me posez cette question, c'est un peu comme si on demandait à un muet de signer alors qu'on ne lui a jamais appris la langue des signes. Je suis perdue et ne sait pas comment faire.
J'ai laissé passé du temps avant de répondre car je voulais me laisser le temps d'essayer mais je suis dans une impasse.

Je fais en parallèle, avec mon médecin traitant (qui pratique également l'accupuncture et l'hypnose) un travail sur moi-même et cela fait ressurgir des souvenirs : enfant je me balançais d'avant en arrière (dans mon souvenir cela me détendait ! par rapport à quoi ?????) ; j'ai également repensé au trauma cranien subi à 17 ans dans un accident de voiture, et il me semble que c'est quelques années après que j'ai commencé à vivre cette sensation de ne pas réussir à reflêter, auprès de mon entourage, ce que je pense intérieurement, mais tout cela reste encore flou.

Merci

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#10  18772

Re: S'autoriser à vivre le bonheur familial

a écrit:

enfant je me balançais d'avant en arrière (dans mon souvenir cela me détendait ! par rapport à quoi ?????) ;

la sensation d'être un "soi" vide, ça vous dit quelque chose ?

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#11  18856

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Re: S'autoriser à vivre le bonheur familial

Bonjour,

a écrit:

la sensation d'être un "soi" vide, ça vous dit quelque chose ?

Non, cela ne me dit rien.  Par contre, j'avais le sentiment "de ne pas être à la bonne place" mais également de ne pas savoir pourquoi. Et je me souviens également d'une extrême timidité, masquée par l'entourage amical dont je bénéficiais grâce à l'aide scolaire que je donnais à mes camarades de l'école primaire qui me demandaient des explications à la récré (j'avais d'excellents résultats scolaires et j'adorais l'école, cela c'est compliqué quand mon entrée au collège a coïncidé avec déménagement en Algérie)

Bonne journée

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#12  18918

Re: S'autoriser à vivre le bonheur familial

a écrit:

j'avais le sentiment "de ne pas être à la bonne place"

Avec le recul d'aujourd'hui : quelle aurait été la bonne place?
(

a écrit:

j'avais d'excellents résultats scolaires et j'adorais l'école, cela c'est compliqué quand mon entrée au collège a coïncidé avec déménagement en Algérie)

Cela s'est compliqué de quelle manière ?

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