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un peu perdue...

#1  35041

arbrerouge
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un peu perdue...

Bonjour,

Je me permets de solliciter votre avis, je me sens un peu perdue.

J’ai toujours été en avance (je ne sais pas trop quel mot employé), et depuis que je suis enfant, j’ai beaucoup de mal à trouver ma place. J’ai toujours ressenti beaucoup de frustration dans mes relations avec mes camarades de classe, et je me suis toujours tournée vers des gens plus âgés, dés mes premières années, avec qui je me sentais plus à mon aise, avec lesquels je partageais des choses qui m’intéressaient.

J’ai été une excellente élève toute ma scolarité, malgré le fait que j’ai toujours éprouvé un malaise extrêmement fort à l’école, malaise dont personne ne s’est jamais vraiment préoccupé dans mon entourage.
Pendant que les autres gazouillaient dans la cour de récré, moi j’aurai préféré prendre un café avec un prof que j’appréciais.

Le sentiment de frustration que j’éprouve s’est accentué vers la fin du lycée. Je me sentais très seule, j’avais peu d’amis, et pour tout dire j’avais envie aussi de contact physique avec quelqu’un, je voulais trouver ma place, me sentir aimée et désirée.

J’ai rencontré un homme de 25 ans mon ainé, dont je suis tombée très amoureuse. Nous sommes resté 4 ans ensemble, mais la relation a été très compliqué dés le début et ne m’a pas apporté tout ce que j’aurais souhaité, ça m’a beaucoup perturbé.
Il était libre, je lui plaisais et nous nous entendions bien, mais il n’a jamais assumé la relation que nous avions. Il était très distant à l’extérieur, puis de plus en plus aussi quand nous étions seuls. IL me répétait tout le temps que c’était juste pour un temps entre nous, que ça n’avait pas d’avenir, que ce n’était pas possible… Ce qui ne n’empêchait pas qu’il semblait très satisfait que je réchauffe ses draps de temps en temps.
J’ai insisté pendant plusieurs années, supporté beaucoup de choses, j’avais beaucoup de peine qu’il ne me donne aucune tendresse. Mais je pensais que ça allait changer, qu’il allait se « dévoiler » petit à petit. J’avais beaucoup de peine, je l’aimais beaucoup. Je voulais m’engager avec lui, et lui ne voulait pas, c’est tout.

En parallèle, j’ai commencé à avoir de grosses difficultés. Après mon baccalauréat, les choses ses sont un peu dégradés. Je ne savais absolument pas ce que je voulais faire. Et cette relation et l’impression de me sentir en décalage par rapport à ma génération m’obsédaient tellement que je n’arrivais pas à me concentrer.
Je pensais que mon sentiment de ne pas être à ma place allait diminuer avec mon entrée dans l’enseignement supérieur… que j’allais enfin me sentir plus à ma place.
Mais en fait non, c’est l’horreur.

Une année de droit, réussite au concours de Sciences Po, entrée en grande école.
Et une grosse dépression…
Je ne supportais pas la pression imposée, et encore moins l’ambiance très spéciale de l’école, les fêtes étudiantes… j’étais perdue.

J’ai été en arrêt maladie pendant 6 mois, j’ai fait deux tentatives de suicides. J’ai commencé à consulté un psychiatre, peu bavard certes, mais qui m’a néanmoins aidé à y voir un peu plus clair, bien que les choses soient toujours compliquées actuellement.

Mes relations avec l’homme que je fréquentais se sont dégradées au point de devenirs insupportables. Nous avons fini par nous séparer il y a 3 mois, et ça a été une période affreusement difficile.

Durant cette année houleuse, j’ai rencontré en parallèle du psychiatre un autre médecin, qu’on avait conseillé à mes parents, par bouche à oreille.

Son approche est apparemment bien différente du « psy » traditionnel. Beaucoup d’exercices basés sur la gestuel, le corporel, il parle beaucoup, est très présent, et surtout parle beaucoup de sa vie… personnelle.
Au début, je ne me suis pas vraiment posé de questions.
J’allais vraiment mal, et la relation avec mes parents était compliquée, du fait qu’ils s’inquiétaient beaucoup pour mon avenir (comment ? notre enfant si douée ne veut plus faire présidente de la république ?).

Toutes les choses dont nous avons parlé m’ont aidé à y voir un peu plus clair.

Mais à présent je me rends compte qu’un problème se présente.
Cet homme parle beaucoup de lui. Sûrement trop. Car j’ai l’impression que sa propre histoire avec ses parents, et sa propre souffrance (divorcé, un peu seul et paumé) font un peu un effet « miroir ».
Je m’explique. Mes parents à moi ne sont pas des bourreaux. Ce sont des gens normaux, avec leurs limites et leurs manques, leur histoire douloureuse aussi.
Ils ont toujours été un peu, selon leur propre mots « dépassés », par ce que j’étais. Je leur fais un peu peur.
J’ai eu des manques par rapport à certaines choses, mais je n’étais pas malheureuse de par des mauvais traitements non plus.

Ce médecin que j’ai vu a mis beaucoup l’accent sur la « faute » des parents. Sur les manques, qui expliquent pourquoi, selon lui, quand on me demande quel à l’âge de l’arbre que je dessine (un de ses exercices), je répond 35… et non pas 20 comme il se devrait (l’arbre est censé me représenté, apparemment).

On a pas mal parlé des travaux d’Alice Miller.
J’ai eu des manques, quand j’étais petite, des parents pas parfaits, d’accord c’est vrai (il n’y a pas de parents parfaits…)
Mais la question qui se pose maintenant, c’est ce que je veux moi, ce que je suis moi.

Je n’ai jamais eu l’impression d’avoir mon âge. J’ai toujours fréquenté des gens beaucoup plus âgés, et c’est ce que je désire.
Qu’est ce que je veux ? Et bien pour être honnête, quand je vois une de mes amie, qui a elle, vraiment 35 ans, et qui est enceinte, aimée, indépendante, et bien j’éprouve une jalousie et une frustration intense.

De plus en plus, ce médecin m’encourage à « voir des gens de ma génération », à « m’éclater », bref encore une fois je subie la dictature des étapes de la vie. Il insiste beaucoup sur ça, et en fait je me sens niée complètement.

Sauf qu’on s’entend très bien. Qu’il parle beaucoup de lui. Et que je l’apprécie vraiment pour ce qu’il est. Et qu’on a un peu dépassé le cadre le weekend dernier.

Extrêmement paumée actuellement, je me pause pas mal de questions, notamment sur ma place et ma scolarité, sur la « vie » que je veux.
Je n’assume pas du tout jusque la le fait d’avoir des envies d’une femme plus âgés, étant donné que tous me répètent que je suis dans le faux et que je vais gâcher ma vie.

Au détour d’une conversation, je lui explique (à ce « psy ») que je cherche du travail. Et alors là, il se précipite sur son téléphone, m’expliquant que sa fille recherche quelqu’un pour vendre des objets qu’elle a confectionné, je ne sais plus quoi…
Il lui explique qu’il a en face de lui une « jeune fille » qui recherche un travail… Bref du grand n’importe quoi. Il ne m’a même pas demandé mon avis, je n’ai pas eu le temps de dire « ouf ».

Vous ne pouvez pas imaginé à cet instant la frustration et l’humiliation que j’ai ressenti, qu’il appelle sa « gamine » et essaye de me caser dans un truc,  de me forcer à fréquenter des gens de ma génération.
J’étais extrêmement en colère. Ca ne me plait pas du tout qu’il intervienne comme ça.
Et qu’il me parle beaucoup de sa vie privé. Ce n’est pas compatible avec ce qu’on fait, même si lui et sa « méthode » semblent penser le contraire.

Bref, très frustrée, je suis revenue en soirée en lui demandant si il lui restait 5 minutes, j’avais des choses à dire.
Alors je lui ai un peu expliqué mon ressenti, et aussi, ce que… J’éprouve pour lui, à demi mots. Bref on a parlé un peu « transfert ». Le truc classique.

Sauf qu’il était très gêné. Et que sa première réponse a été de me dire qu’il ne se voyait pas avec une fille si jeune, qu’il avait une limite par rapport à ça… Bref il n’arrêtait pas de me répéter que c’était clair pour lui, mais dans sa façon de se comporter, ça semblait lui poser soucis.
Je précise que j’étais un peu perdue aussi.
Au final il m’a carrément dit que ça ne lui posait pas problème si on ne se voyait pas pendant 2, 3 ans, le temps que mes sentiments, ma crise « passent », pour qu’on puisse reprendre.
Je vous laisse imaginer comme ça aide ce genre de phrase quand on se sent en détresse psychologique.

Le malaise que je ressentais ne se dissipait pas pendant le week-end, accentué par une ambiance familiale « bal des vampires ». J’étais très mal, paumée. Complètement.

Donc je l’ai appelé un soir au téléphone, et il m’a dit de venir chez lui. J’y suis allée, nous avons parlé toute la soirée. Il avait l’air un peu perdu.
Moi j’avais besoin de parler.
Il m’a dit à un moment, que si un homme me proposait de vivre avec lui, j’accepterais sûrement uniquement pour quitter mes parents. Je n’ai pas trop su quoi répondre sur le moment. Je me demande vraiment si il a raison ou tord.

J’ai passé la nuit là-bas sur le canapé. Ce qui est drôle, c’est que souffrant d’insomnies, c’est la première nuit de vrai sommeil que j’ai passé depuis des mois. Je me sentais en confiance, rassurée. J’avais l’impression que rien ne pouvait m’arriver. Malgré que je dorme sur le canapé d’une maison inconnue dans une ambiance un peu tendue.

Bon j’ai eu un lendemain qui ne chante pas. Car il m’a un peu prestement fichue dehors tôt le matin, il avait des trucs à faire. Je comprend bien, mais moi, ça m’a un peu fait un drôle d’effet, je me sentais « abandonnée ».
Ensuite, je ne me rappelle que partiellement de ce qui s’est passé, car au comble du désespoir (et croyez bien que j’ai honte maintenant), j’ai avalé pas mal de cachets dans ma voiture sur le parking.
Il m’a retrouvé comme ça en soirée, sur le parking, je n’avais pas bougé de la journée. Burn out total.

Il a hésité avec l’internement et a finalement appelé mes parents (c’est presque pire...).
Il faut dire que quand je prends des cachets, je me comporte comme une gamine de 5 ans.
Je ne me rappelle pas bien de ce qui s’est passé.

Il y a du bon : dans la panique de ce weekend, ça a déclenché une grosse discussion familiale.
Mes parents ont enfin vu que je souffrais, ils ont enfin vu que je ne faisais pas un « caprice ». Mon père est en pleine remise en question depuis quelques jours il a d’ailleurs beaucoup changé de position. Et il se pose beaucoup de question par rapport à son propre papa je crois.
Le conflit avec mes parents s’est donc arrangé. Tout le monde baisse les armes.

Et moi j’essaye de comprendre ce que je veux, et de faire entendre ma voix.

Je me suis excusée auprès du médecin. Mais je suis très amoureuse de l’homme.

Si j’étais si mal ces derniers temps, c’est tout simplement parce qu’il y a un faussé immense entre ce qu’il « préconise », c’est à dire qu’il faut que je redevienne une gamine insouciante, et ce que moi je vis, et ce que je désire.
J’ai toujours été différente, plus mûre. Et je suis sortie longtemps avec des hommes beaucoup plus âgés. Ca ne s’efface pas.
Et essayer de me ranger dans une « case », dans la case « gamine », ne fait qu’accentuer mon malaise, je me sens reniée, car à la base si je venais le voir , c’est justement parce que mon ex-ami ne voulait pas s’engager avec moi, vivre avec moi, avoir un enfant…
Et maintenant lui, avec ce dont on a parlé sur ma vie, mon enfance, me demande de redevenir une gamine.
Ca ne va pas du tout, ça me gêne, et il refuse d’entendre.

En ce moment, je recherche du travail, et j’espère pouvoir suivre mes études par correspondance, car je veux devenir indépendante, je ne veux plus qu’on puisse me dire que je veux un homme juste pour sortir de la sphère familiale. Je veux pouvoir dire que je vais vers quelqu’un uniquement parce ce qu’il me plait.
J’ai très peur, car tout le monde me répète que je suis en train de sortir du « système », que je vais gâcher ma vie et mes capacités (peut-être qu’ils ont raison…)

Et lui me plait, me plait beaucoup. Je lui ai demandé si il voulait dîner avec moi la semaine prochaine, je me suis excusée pour ce qui s’était passé.
Il a dit oui (c’est surprenant vu ce qui s’est passé). Mais on n’a pas fixé de date, il va peut-être changer d’avis.
En tout cas, une chose est sûre, c’est que je ne peux plus le considérer comme un médecin, j’en suis folle amoureuse.

Mais qu’il y a de grandes chances pour qu’il m’envoi promener, ou qu’il refuse d’entendre et se blinde dans ses certitudes. Où me dise de revenir dans trois ans, une fois le fameux transfert terminé.

Je ne me sens pas en mesure, psychiquement, de supporter autre chose actuellement qu’une dose d’amour et de bonheur. Et j’ai très peur du rejet, parce que je voudrais qu’enfin, au final, quelqu’un comprenne. Que la date de naissance sur la carte d’identité ne fait pas tout. Un peu mais pas tout.
Du transfert, il y en a un peu, comme dans toutes les relations d’ailleurs… Il y a aussi un peu de mon enfance, de mon père, de mes angoisses, oui, c’est certain…
Mais il y a surtout la très grande affinité que j’éprouve, et le sentiment (naïf ?) de croiser la route de quelqu’un avec qui je pourrais faire un si joli chemin.

Alors ma question elle est simple et commune (oui, oui, tout ça pour ça…) :
Je ne suis pas une psy. Je ne connais pas tout ce qui se joue en moi.

Est ce que, actuellement, je me plante totalement ? Je veux dire, dans ce que je pense être vrai pour moi ?
Est ce que je suis totalement dans le faux ?
Est ce que c’est normal que je ne considère plus comme la patiente de cet homme ?
Est ce que se qui se passe fait parti d’une théorie, méthode quelconque ?
Peut il se considérer médecin si nous passons la soirée ensemble, qu’on s’appelle par nos prénoms ?
Est ce que j’ai le droit de me sentir autre, plus « âgée », d’avoir d’autres désir que ceux que je suis « censée » avoir à mon âge ?

Bref je suis un peu perdue.

Merci d’avance à vous tous.

Arbrerouge.

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#2  35042

Christelle Moreau
Psychanalyste, Thérapeute, psychodynamique
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Re: un peu perdue...

Bonjour Arbre rouge,

Vos parents vous ont transmis un regard responsable sur vous même, intelligent, voire intellectuelle, vous semblez avoir presque dépasser leurs propres projections personnelles. Ils ont été comblé par cette enfant qui répondait à toutes leurs attentes sans vraiment s’apercevoir que vous ne répondiez pas forcement aux vôtres.

Cette remarque n'est en aucun cas présente pour les culpabiliser, mais a pour but de vous aiguiller sur vos propres désirs de petites filles.
En aviez vous ? Comment se traduisaient ils , se traduisaient ils seulement ?

On se perçoit comme nos parents nous regardent.
Peut-être serait il bon que vous vous regardiez à présent comme vous êtes vraiment.

Pourquoi ne pas passer un test de QI, qui vous permettra par exemple de vous évaluer par rapport à "l'humain", mais non plus par rapport à vos parents.
Cela aura également pour but de trouver votre place au sein de 'l'homme dans la civilisation'.
Je ne suis pas pour l’évaluation d'ordinaire, mais dans votre cas, il me semble judicieux de vous ouvrir à vous même en vous appréciant comme vous êtes.

Pour ce qui est de votre relation à l'autre, en particulier de votre relation aux personnes de votre âge :
là aussi, il serait bon que vous vous posiez la question du : A qui ai je eu envie de plaire toute petite fille ? Et comment cela s'est il traduit ? Ais je grandit ?

Vous écrivez :

a écrit:

"je voulais trouver ma place, me sentir aimée et désirée."

Ne pas trouver sa place :
Avez une fratrie ?
Vous souhaitez  : "vous sentir aimer" : pour quelle raison seul un homme d'âge mur est en mesure de vous aimer ?

Qu'est que vous auriez aimé trouver dans cet amour avec cet homme de 25 ans votre aîné, vous semblez clairement énoncer que vous recherchiez quelque chose, que recherchiez vous ?

Cette tendresse si attendue était de l'ordre de l'amour ou de l'affection ?  Qu'attendiez vous de lui, qu'il vous fasse l'amour ou qu'il vous câline et que vous lui fassiez l'amour et le câliner ?

Lors de vos tentatives de suicides, était il présent après coup, pour vous soutenir. Comment réagissait il ?
A t il rencontrez vos parents ?
Avait il honte de votre relation ?
Si tel est le cas, il serait intéressant aussi de travailler en séance avec votre psychiatre sur votre statut , votre perception de vous : objet/sujet

Vous exprimez le temps comme "contrainte de la vie", il est donc nécessaire de regarder où à t il été "brûlé" comme étape non cohérente dans votre ligne de temps...

Il est important pour vous que vous respectiez le cadre des entretiens avec votre thérapeute. Vous avez besoin de stabilité et ce que vous offre ce pseudo papa( quand il vous ouvre sa maison ) ambivalent ( quand il accepte un restaurant et qu'il vous sert dans ses bras ) n'est pas en mesure de vous apporter le soutien qu'un thérapeute est sensé vous apporter !

Même si un thérapeute se repose aussi sur son expérience, il est essentiel qu'il n'en fasse pas état à son interlocuteur. Seul la vie du patient est intéressante à traiter...
Peut-être pourriez vous le lui rappeler, puisque vous semblez percevoir "l'écran"/ "le bouclier" qu'il brandi devant votre parole. Vous n'êtes pas là pour lui mais pour vous avec lui...
En revanche, il est sensé être là uniquement pour vous, même s' il met son inconscient et toute son être à votre service.

Avez vous parlez de ces "dépassements" à vos parents ? Puisqu'ils sont au courant et qu'ils ont perçu votre mal-être, je vous invite à leur transmettre vos sentiments ( amour, perte de contrôle de soi, sentiment d'être perdue, sentiment de ne pas être entendue, sentiment de ne pas être reconnue en tant que JE, abus du cadre, ambivalence, attitude d'affection )
J'ai envie de vous renvoyer à vos craintes qui sont mêlées à vos désirs.
On ne grandit pas seule, on grandit avec l'amour et la perception d'amour, avec le regard, avec l'accompagnement ou le sentiment d'abandonnisme, de ses parents.
Et vous avez besoin de grandir à l’intérieur de vous même.

Servez vous en, vous les avez là vos parents qui sont "enfin" tout ouïe !
Après tout, n'est ce pas eu qui vous ont conseillé ce thérapeute ?
Peut-être se comporte t il comme "un ami de la famille", mais qu'il ne gère en aucun cas son contre-transfert vis à vis de vous ? Vous n'avez pas besoin de ces complications !

Ce qui est vrai pour vous, c'est que vous venez d'écrire, vos perceptions, elles sont toutes justes.
Pour ce qui est de vos projections, elles sont justes prématurées, pour quelle(s) raison(s) ? Cela est lié à votre enfance et ce n'est pas par mail que nous allons parvenir à le découvrir, bien que je le répète : on porte le regarde sur soi et sur l'amour que nos parents nous ont offerts et transmis.

Qu'est ce qui est vrai pour vous ? Votre amour ?
Bien sur qu'il existe, mais vous est il salutaire ? je pense que vous avez déjà répondu à cette question toute seule. Relisez vous !

a écrit:

"Est ce que c’est normal que je ne considère plus comme la patiente de cet
homme ?"

C'est au thérapeute de respecter le cadre avant tout !
Le sujet, lui, ne fait que faire parler ses désirs.
Ce monsieur, sème en ces actes le trouble en vous et vous l'écrivez très bien. Relisez vous !

a écrit:

"Est ce que se qui se passe fait parti d’une théorie, méthode quelconque ?"

NON !
Ce thérapeute ne semble plus contrôler son contre transfert, vous avez écrit " qu'il semblait être troublé"
Ce qui se déroule est à mon sens une très lourde faute professionnel, si professionnel il y a ...

a écrit:

"Peut il se considérer médecin si nous passons la soirée ensemble, qu’on
s’appelle par nos prénoms ?"

A vous de lui poser cette question en premier lieu, vous saurez à quoi vous en tenir.

a écrit:

"Est ce que j’ai le droit de me sentir autre, plus « âgée », d’avoir
d’autres désir que ceux que je suis « censée » avoir à mon âge ?"

Bien sur que vous en avez le droit, vous avez tous les droits de penser, de réagir, d'aimer, de ressentir, de percevoir, d'imaginer, de vivre et bien d'autres encore,
les questions qu'il seraient importantes de vous poser sont plutôt  :
-de la raison pour laquelle vous ne vous sentez pas à votre place et dans votre âge puisque cela vous fait souffrir ?
Et aujourd'hui et avant de reprendre rendez-vous avec ce monsieur :
-de qui vous a mis dans la tête que vous n'aviez pas le droit de vous sentir différente !

Prenez soin de vous et parlez en à vos parents et/ou à votre psychiatre puisque vous êtes suivi en parallèle, je suis certaine qu'ils seront vous entendre.


Cabinet de psychothérapie et de Psychanalyse de Christelle Moreau, MAISON de la SANTE, 7 avenue Alfred Mortier, 06000 NICE CENTRE, Arrêt de TRAM Lycée Masséna, Cathédrale Vieille Ville, pour rendez-vous, merci de me joindre au 06 41 18 52 56, à bientôt.
M'appeler avec Skype : christelle.moreau
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