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Je ne vois plus mes enfants
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Je ne vois plus mes enfants

#1  37643

Ionica
Invité

Je ne vois plus mes enfants

Réponse à Madame Christelle Moreau

Je n’ai apparemment pas été claire, puisque vous semblez faire l’hypothèse que je vois mes enfants. Vous parlez de mon attitude « devant eux » et "avec eux" et me recommandez « d’être là comme ils le demandent», de « répondre à leurs demandes », de « les épauler », « d’aller dans leur sens », de « m’intéresser à eux ».
Mais en fait je ne suis jamais « avec » et « devant » eux, puisque nous ne nous voyons plus.

La dernière fois, cela a été à l’enterrement de ma mère, et il ne m’a pas été possible d’échanger deux mots avec eux : ma fille est arrivée en retard (j’étais même inquiète) et mon fils m’a fuie.
« Aller dans leur sens », c’est ne pas exister, c’est disparaître. Et de plus en plus souvent je me dis qu’il n’y a pas d’autre solution que de disparaître si rien ne semble pouvoir changer.
Je ne vois plus aucune lumière possible au bout du tunnel, au contraire : il devient de plus en plus sombre, étroit et sans espoir. 

Le dernier échange que j’ai eu avec mon fils, c’est quand il m’a écrit voici un an : « J’ai choisi mon sacrifice : une vie sans mère pour éviter le conflit avec mes proches et avec moi-même ». Dans cette lettre il me disait qu’il ne voulait plus aucun contact avec moi, que c'était un abus de ma part que de lui faire signe (à l‘occasion de son anniversaire, par exemple, ou de Noël-Nouvel An) puisque je devais savoir qu'il n'en voulait pas.
A sa lettre pleine de haine ("tu es une personne qui empoisonne la vie des autres"), j’ai juste répondu que s’il ne voulait plus me voir, je respecterais sa volonté, mais qu’il sache « que même si nous ne nous voyons pas, je penserai à toi, et ce sera une pensée aimante ».
Il me semble que c’est bien ce que vous me dites de faire : « sans reproche, sans ne plus rien attendre d'eux, mais en leur exprimant non pas votre douleur, mais votre amour, tout simplement ». 

Vous me dites de m’intéresser à eux, « à ce qu’ils mettent en place dans leur vie, dans leur couple, dans leur travail ».
Vous parlez de les “entendre” et de les “écouter”.
Mais comme je voudrais pouvoir les entendre et les écouter !
Leur vie, leur travail, leurs activités (pas leur couple, car ils n’étaient pas en couple) ont été notre seul sujet de conversation les rares fois où nous nous sommes vus les dernières années (jusque 2-3 ans sont passés sans AUCUN contact avec mon fils).
Il n’a jamais été question de moi, de mon travail, de ma vie ou de mes changements de vie (j’ai commencé à faire des films). J'ai parfois eu l’impression que je pourrais avoir été amputée d’une jambe ou avoir perdu un œil sans qu’ils me posent de questions.

Vous parlez aussi du fait qu’ils « expriment leur besoin insatiable de reconnaissance de leur douleur, de demandes d'aides, de supports ».
Ce n'est pas vraiment comme cela qu'ils se présentent. Leur discours est qu’ils vont très bien, que c’est moi qui suis malade et que je n’ai qu’à “aller voir un psy”.
Ils ne me demandent rien, ni directement, ni à mots couverts, au contraire : ils disent (mon fils) ou montrent (ma fille) qu’ils veulent simplement ne plus me voir.
Leur père m’a dit de mon fils : “Je crois qu’il a fait une croix sur toi”.
Et de fait, c’est d’un véritable “boycot” qu’il s’agit, d’une sorte de déni de mon existence et de non-communication, de black-out.
Ma fille m’a souvent répété que son père était important pour elle, mais moi pas. Mon fils m’a dit de même : « Une mère c’est une femme comme une autre, si on n’a pas envie de la voir, il n’y a aucune raison de la voir ni de s'en faire pour ça ».
Comme je serais contente s’ils exprimaient une demande, s’ils avaient parfois besoin de moi, s’ils me disaient ce qu'ils me reprochent et ce qu’ils attendent de moi, autre chose que de disparaître !
Comme je serais heureuse aussi si je pouvais avoir avec eux le plaisir de donner et de partager !
Quand j’ai voulu offrir un vélo à ma fille à la fin de ses études, elle m’a dit qu’elle aurait l’impression que ce serait “l’acheter” et je lui ai répondu exactement ce que vous dites : que donner est un grand plaisir, que donner est un bonheur pour celui qui donne autant que pour celui qui reçoit. Elle a finalement accepté, mais je trouve terrible d’être même privée de ce plaisir-là par rapport à mes enfants.

C’est vrai qu’il y a eu un moment un peu différent avec ma fille il y a deux ans.
Je lui avais envoyé, comme je le faisais parfois, un message. Messages tantôt “légers” (“J’ai pensé à toi en passant par tel endroit”, “Je suis tombée sur telle personne qui te remet son bonjour”... ) ou parfois plus “de fond” (« C’est ton anniversaire et je pense très fort à toi en t’envoyant beaucoup d’amour » ou “Même si tu ne souhaites pas me voir, sache que je pense à toi et que tu resteras toujours ma fille que j’aime”).
C’est à un message ainsi qu’elle m’a un jour répondu en proposant de nous voir qq jours plus tard (chose tout à fait inhabituelle). Mon message, m’a-t-elle écrit, l’avait « beaucoup touchée » parce qu’elle passait par une période douloureuse après une rupture amoureuse. A ce moment-là, j’ai pu effectivement ”l’épauler” comme vous dites (cela l'a réconfortée, m'a-t-elle écrit).
Mais cela a été exceptionnel, et n’a pas duré. J’ai su par après qu’à ce moment-là elle était en froid avec son père. Mais après avoir renoué avec lui, elle a coupé avec moi.

Mes enfants ont raison de dire que je suis malade, car je suis malade  de douleur. Et sans doute y a-t-il qch qui ne va pas avec moi puisque toute ma famille m'ostracise (mais le nie, alors que c'est criant). Ce qui est sûr, c'est que je ne tiens plus le coup.
Mais il est vrai aussi – et sans doute aurez-vous un jugement sévère sur moi pour ce que je vais écrire – que je pense pour ma part que mes enfants abîment sans doute quelque chose en eux en “tuant” ainsi en eux tout cette part de sensibilité. Peut-être est-ce pour cela que cela semble ne pas bien se passer pour eux au plan sentimental.

Ce n’est pas seulement le silence ou l’indifférence de mes enfants qui me font souffrir, mais aussi la haine (dans le cas de mon fils). “Tu es de la pourriture, rien que de la pourriture, tu es pourrie de l’intérieur”, m'a-t-il dit il y a quelques années : je trouve difficile de voir là une “incapacité de me démontrer qu’il m’aime”, j’y vois plutôt une absence d'amour, une terrible violence et une sorte de terrible haine-ressentiment. Je connais Mélanie Klein, mais si l’amour et la haine sont peut-être proches du côté de celui qui les éprouve, ils ne le sont vraiment pas pour celui qui les “reçoit”.
Il est vrai que dans le passé, je pense que nous avions pas mal de complicité et de choses qui nous rapprochaient. C'était un enfant très sensible, dont je me disais qu'il n'aurait pas la vie facile, moins que sa sœur, qui était plus "légère".

Bien sûr que, même si j’ai de multiples fois tenté d’exprimer à mes enfants mon amour et rien que mon amour, sans rien attendre, et sans parler de ma douleur, il m’est aussi arrivé de « péter les plombs ». Bien sûr qu’au cours de toutes ces années (ma fille a quitté la maison du jour au lendemain à l’âge de 17 ans sans plus jamais revenir), je n’ai pas toujours réussi à dissimuler mon désespoir, j’ai eu des moments de reproche ou des pleurs que je n’arrivais pas à réprimer. 
Mais j’ai aussi su demander pardon pour cela et plus généralement leur ai plus d’une fois demandé de me pardonner de ne pas avoir été la mère qu’ils auraient voulu avoir.
Je sais aussi qu’à certains moments où j’allais vraiment très mal, des amis ont cherché à les contacter, ce qui a été totalement contreproductif. Ils m’en veulent pour cela, même si cela ne venait pas de moi (je ne l'ai appris que des années plus tard).

Je sais que je n’aurais jamais dû laisser voir aucune attente ni formuler aucun reproche ou ce qu’ils pouvaient interpréter comme tel, ni montrer mon désespoir, mais que faire maintenant si cela a été dit et qu’ils ne me le pardonnent pas ?
Au fil des années, tous les sentiments se sont bousculés en moi et m’ont emportée : désespoir, angoisse, interrogation, tristesse, colère, nostalgie des moments heureux, incompréhension, solitude, sentiment d’injustice, abattement : tout cela, mais en lame de fond une “descente aux enfers” où je ne vois plus aucune lumière à l’horizon, aucune perspective que cela puisse encore changer.
Il y a des moments où je suis dit : je ne suis plus capable de rien, ni de travailler, ni de tenir sur mes jambes, mais il y a une chose que je sais encore faire, c’est admirer (la nature, une fleur). Mais cela aussi je l’ai épuisé.
Ce qui m’a aussi fait tenir debout, c’est du bénévolat, mais là aussi, depuis peu, je me sens à bout, sans forces.
Et pourtant je pense comme St Exupéry que c’est un cadeau quand vous pouvez aider quelqu’un et que quelqu’un a besoin de vous. Mais je sens bien que cela ne me suffit plus.

Vous m’écrivez “bonne continuation”, mais ma “continuation” c’est de sombrer : avoir perdu mon boulot, mes activités préférées, mes projets, des amis, parce que je n’ai plus le courage d’inviter, organiser, sortir, répondre, que j’ai perdu mon enthousiasme et ma joie de vivre.

Pouvez-vous me dire ce que je puis faire d’autre que de “faire le deuil de mes enfants”?
J’ai le sentiment que je ne peux plus espérer que nous puissions nous retrouver puisque ce n’est pas leur souhait. Et aussi que moi-même je n'arriverais plus à les retrouver tant je me sens cassée.
Il faut dire aussi qu’il y a des antécédents : leur père a aussi coupé les ponts avec ses parents et est resté dix ans sans voir sa mère. Son père est décédé au cours de cette période alors qu’il ne l’avait plus vu depuis des années. Il a aussi coupé toute relation avec moi.
Cet antécédent a certainement contribué à mon angoisse.
Ma propre sœur ne m’a-t-elle pas dit, et peut-être aussi à ma fille dont elle est la marraine, qu’elle a une amie “qui n’a pas vu sa mère pendant 20 ou 30 ans et que cela ne l’a pas empêchée d’être très bien dans sa peau”?

Ma question aujourd’hui est : que puis-je faire d’autre que de “faire le deuil de mes enfants”?
Mais comment “faire le deuil de mes enfants”?
Et comment vivre sans faire le deuil de mes enfants?
Vous parlez de mes « conflits intérieurs », mais je ne sais pas si j’ai des “conflits intérieurs”, ce que j’éprouve est autre chose : souffrance, douleur, sentiment d’impuissance et perte d'espoir. Besoin que quelqu'un me prenne dans ses bras et me redonne confiance.

J’ai déjà fait quelque chose qui ressemble à ce que vous proposez (un “cahier de douceurs”). J’ai ainsi une enveloppe de “petites perles pour m’aider à vivre”. Ce n’est pas exactement ce que vous proposez, ce sont plutôt des perles que je reçois ou trouve “sur mon chemin”.
Je pourrais essayer de faire comme vous dites. Mais qu’est-ce que cela changera ?

Merci en tout cas pour votre réponse,
Ionica

» Reprendre sa vie en main avec le coaching : c'est possible !
 

#2  37659

Re: Je ne vois plus mes enfants

Chère Madame,

Je ne connais pas la longue histoire de votre famille, celle qui vous a border, mais aussi celle que vous avez créé et ne peut me substituer à votre thérapeute actuel.
Mes réponses comme vous le présentez ne peuvent pas tout prendre en compte, puisqu'elles ne sont que des pistes sur un support très balisé... En séance, seul le temps balise les mots/maux. Là est toute la différence. Chaque phrase pourrait faire l'objet d'un aiguillage, et j'insiste sur la fonction de la scansion et/ou de l'appui en séance vivante et non écrite.

Vous souffrez grandement et j'ai peur que vous vous soyez infligé cette douleur comme une réponse à l'impuissance devant la colère de vos enfants dont vous faite l'objet.

Et si cela avait pris racine à votre séparation ?
Et si vos enfants avaient pris rupture de leur mère au divorce. Peut-être ne savent-ils pas que pour qu'ils aient vu le jour, vous et leur père, vous vous êtes aimés ?

Que de cet amour sont nés deux beaux enfants et que bien plus tard, uniquement l'amour du couple a cessé. Peut-être est-ce de la peur, la peur de perdre leur mère une seconde fois... ( défense psychotique, le sujet quitte par peur d'être quitté )

Vous écrivez : que lorsque votre fille a renoué avec vous "elle était en froid avec son père. Mais après avoir renoué avec lui, elle a coupé avec moi."
Peut-être est-ce vécu comme un accord "tacite et non dit" d'avec leur père. Peut-être ont ils peur qu'à leur tour, leur père les quitte si il vivait leur amour pour vous comme une trahison ?

Une lettre à vos enfants pourrait également clarifier l' amour que vous avez eu pour votre mari. Lorsque vous l'aimiez, de cet amour vous avez bâti des projections et ensemble vous avez décidé de mettre au monde des enfants.

Encore une fois, je ne sais rien de vous. Si ce sont des enfants désirés, si avec leur père vous vous êtes aimés, combien de temps ont ils vécu le couple, votre vie avec lui était elle harmonieuse, est il uniquement un mari ou uniquement un père, un frère, votre père, un homme objet, ou enfin une projection transférentielle idéalisée...

Bref, tout est possible. Mais dans tous les cas, les enfants, peut importe l'âge, doivent ( non pas savoir ) mais ENTENDRE ou LIRE, prendre connaissance du vivant de leur parent, qu'ils sont nés d'amour. Le reste n'est pas censé les regarder.

Vous pensez que je porte un regard sévère sur vous, pour qu'elle raison ? Le devrais je ? Les thérapeutes sont formés pour tout entendre sans ne rien juger.
ne serait justement pas ce "ça" qui vous tourmente dans votre famille ? La peur d'être jugée.

Pourtant vous avez tellement raison !

Lorsqu'un enfant est en rupture avec ses parents, quelques soit son âge, "il abîme ( comme un trou béant pour reprendre votre écrit) sans doute quelque chose en eux en “tuant” ainsi en eux tout cette part de sensibilité. Peut-être est-ce pour cela que cela semble ne pas bien se passer pour eux au plan sentimental."

Peut-être que cela changera lorsqu'à leur tour ils seront parents.

Je ressents aussi le poids de votre culpabilité, elle est énorme, vous avez fait, vous continuez à faire, ce qui est essentiel, alors pourquoi culpabiliser ?
"il m’est aussi arrivé de « péter les plombs »."

ET ? A qui cela n'arrive pas ?

Il y a un autre noeuds, bien plus serré que vos humeurs.

Vous écrivez :
"Je sais que je n’aurais jamais dû laisser voir aucune attente ni formuler aucun reproche ou ce qu’ils pouvaient interpréter comme tel, ni montrer mon désespoir, mais que faire maintenant si cela a été dit et qu’ils ne me le pardonnent pas ? "

Vous décrivez là, la toute puissance d'un monologue enfantin et de construction pervers, il ne peuvent vous reprocher d'avoir des sentiments. Comment peut on se taire devant tant de souffrance ?

Il est important de dire à ses enfants ce que l'on ressent. Après coup, il est également important d'exprimer le désir du pardon si vous vous êtes senti heurter et consentir à demander pardon si vous pensez avoir faire souffrir l'autre.
Lorsque tout cela est fait et il semblerait que vous avez déjà tout dit, tout pardonné et demander de surcroît pardon : S'autoriser à donner, sans juger ni recevoir pour permettre à l'autre de rencontrer les mêmes désirs d'accueils, de réception et d'échanges.
Mais n'est ce pas justement ce que vous faites ?

Vous ne semblez pas en cause dans votre quête, à moins que votre demande d'amour soit béante et que vous souffriez d'abandonisme, ce que je ne perçois pas au travers de votre écrit...

...Lorsque que je vous ai écrit :“bonne continuation”pour vous libérer de moi et continuer votre thérapie avec celle qui vous a entendu jusque là. Avez vous ressentis comme un rejet de ma part ? Si tel est le cas, sachez qu'il n'en ai rien.

Vous avez besoin d'être accompagnée, ne restez pas seule face à votre gouffre.
Je suis là pour vous, certes, mais ne peut, comme écrit plus haut, me substituer à votre thérapeute qui vous connait si bien. A moins que vous souhaitiez totalement changer de thérapeute, ce que nous aborderons alors en séance le cas échéant, je vous invite à reprendre rendez-vous avez elle ou avec moi par téléphone.
Je peux vous recevoir Via Skype ( parole + image )
Mais il sera dans ce cas, important que nous nous rencontrions durant l'année.

Votre fils banalise la mère comme étant une femme comme une autre, mais chacun de nous n'en a qu'une et une mère n'est pas interchangeable.
Seul sa mère lui doit assistance et en retour il vous doit assistance également ( c'est aussi écrit dans les texte de loi ).
Ce discours semble définir au plus profond de lui même qu'il ne sait pas ce qu'est une mère.  Il semblerait qu'il y ait eu confusion quelque part et cela pourrait confirmer la piste de la confusion de séparation paternelle...
Surtout lorsqu'il écrit comme après une rupture : "que c'est un abus de votre part que de lui faire signe..."

Lors de ma première réponse, j'ai pensé en vous lisant que votre fils avait fondé une famille.

De qui parle t il si ce n'est pas le cas lorsqu'il exprime "ses proches" dans la phrase ci-dessous ?
"J’ai choisi mon sacrifice : une vie sans mère pour éviter le conflit avec mes proches et avec moi-même"

Quid de la question du deuil et quels en sont les enjeux ?
Chaque deuil nous confronte à une question fondamentale: celle de la satisfaction de nos besoins psychiques les plus importants. Bien sûr, il a aussi des effets sur d'autres besoins et d'autres dimensions de notre vie, mais ce sont les besoins psychiques et interpersonnels qui sont au coeur de la difficulté.

Votre problématique majeur est que vous n'avez pas décidé de vous séparer de vos enfants le deuil va donc vous obliger à renoncer à une réalité qui n'est plus. Si vous y parvenez, le deuil deviendra comme un tremplin vers une d'autres possibilités différentes, si vous n'y parvenez pas, il est l'occasion en soi de mourir un peu. Car c'est bel et bien dans ce cas, que le deuil est vécu comme une amputation de soi.

Si vous décidez de faire le deuil, alors cela implique que vous renoncez à tout espoir de voir un jour vos enfants changer de décision pour annuler cette perte.

Le renoncement que vous allez avoir à gérer est donc très difficile à réussir, mais si il est votre choix il est nécéssaire.

Dans ce cas, il est important que vous considériez que l'espoir que vous nourrissiez jusqu'à présent n'est alors rien de plus qu'une illusion pour éviter de faire face à la perte réelle que vous subissez.

En ce renoncement vous allez perdre une source importante, un moyen de satisfaction, bien qu'elle soit déjà annihiler dans votre cas, elle reste toujours fantasmé. Il est donc important que vous renonciez si tel est votre choix au moyen d'y répondre, pas au besoin. Vous allez alors également devoir renoncer à votre sécurité de mère.

La démarche est donc totalement contraire à ce que j'avais écrit jusque là.

Votre tristesse démontre que vous avez déjà entamé un deuil car c'est la tristesse du deuil qui permet de revenir à la recherche de la satisfaction et du plaisir.
C'est aussi cette même tristesse qui vous permettra de redevenir capable d'accepter et de vivre le plaisir lorsqu'il est disponible.

Lorsque je vous lis :
"Besoin que quelqu'un me prenne dans ses bras et me redonne confiance."
J'ai très envie de vous proposer de vous protéger, ce que vous vivez est extrêmement violent et toxique et vous devez choisir votre voie, car personne d'autre que vous ne peut le faire.

Je vous souhaite de trouver sur votre chemin des milliers de perles de douceurs et de continuer à les partager pour renaître et continuer votre accompagnement afin de ne pas rester seule face à vos moulins à vent !

Une chose est certaine, c'est aucune thérapie ne pourra changer "l'autre" à travers vous. Si la problématique appartient à vos enfants suite à la rupture du couple, alors, la thérapie pourra vous en faire découvrir les mécanismes tout au plus. Mais pourra t elle les contrer ?
Personne ne peut "soigner" quelqu'un par personne interposée...

En revanche, et cela est indéniable, vous avez besoin d'être aidée. Je vous félicite de votre courage, mais aussi de vos désirs d'aller mieux, continuez sur cette voie.
Fin de la séance.
Christelle Moreau
06 41 71 47 85


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