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Les Bonnes Et Les Mauvaises Raisons De La Fin D'une Therapie
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Les Bonnes Et Les Mauvaises Raisons De La Fin D'une Therapie

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brice
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Les Bonnes Et Les Mauvaises Raisons De La Fin D'une Therapie

Bonjour,
Je suis nouveau sur ce site et suis tombé par hasard sur les posts d'Esperanza concernant son interrogation quant à la fin de sa thérapie, et j'avoue que je me pose moi-même ces questions.
Après un an de thérapie, et un problème partiellement réglé, j'estimais que ni ma psy ni moi ne pouvions faire mieux ni aller plus loin. Ca, c'est la bonne raison, néanmoins tout à fait juste, pour mettre fin à la thérapie.
La mauvaise, c'est que j'espère que n'ayant plus le statut de patient, je vais peut être enfin parvenir à une relation "autre" avec ma psy.
Alors évidemment, j'imagine les réponses qui risquent de fuser concernant LE fameux transfert. Mais je ne pense sincèrement pas qu'il s'agisse de ça. Le transfert, je l'ai fait : j'ai détesté ma psy. Au point de ne pas y retourner. Et puis j'ai compris.
Transfert positif cette fois allez vous me dire...
Sauf que je trouve que ça n'a rien à voir. J'ai réellement des sentiments et ça fait des mois que ça dure. J'ai même l'impression que c'est réciproque, mais en tant que psy, évidemment, elle ne peut donner suite...
Alors je m'efforce de voir, à chaque rendez-vous, des "signes" : des phrases ambigues, des lapsus, des regards, un langage du corps particulier, des éléments perso de sa vie que je n'ai pas demandés mais qu'elle divulgue tout de même à certains moments. Certains jours plus positifs que d'autres, je me disais que ces éléments, c'étaient des signes. D'autres, je me disais que je voyais des choses là où il n'y en avait pas, et que ça m'arrangeait juste de les voir comme ça...
Alors...sentiments partagés ou illusions?
N'ayant plus vraiment de raisons de continuer la thérapie, je lui en ai parlé et, d'un commun accord, nous avons décidé de mettre fin à la thérapie et de faire une dernière séance "bilan". Séance lors de laquelle, franchement, je n'ai pas dit grand chose. J'ai un peu perdu mes moyens. J'aurais voulu dire plein de choses, et je n'ai pu aligner qu'une seule phrase en 1h!
Cette fin était à double tranchant : j'avais tout à perdre, ou tout à gagner. Tout à perdre, car plus de rendez-vous avec elle et, à ce jour, oui, ça me manque et je suis mal dans mes baskets. Tout à gagner parce-que pour moi, cela me semble la seule et unique solution, en fermant une porte, de pouvoir en ouvrir une autre. Sauf qu'actuellement, elle est toujours fermée. Et je ne sais pas si c'est à moi de la pousser... car je ne sais pas ce qu'il y a derrière et ça me fait peur.
Alors comme dit Esperanza, aujourd'hui, je ne sais pas si je dois faire le deuil de cet amour ou si je dois garder espoir.
Il me semble que l'amour est possible entre psy et patient parce-que cela reste avant tout un homme et une femme. On ne peut que s'interdire de répondre à nos sentiments amoureux.
Cette droiture, cette intégrité, cette neutralité...c'est pesant. C'est pesant jusqu'au bout, malheureusement. On se dit que la dernière séance, ça va être la meilleure, qu'on va enfin savoir, puisqu'il n'y en aura pas d'autres après. On va chacun retrouver notre statut de personne commune, banale, et ce lien qui nous uni, de professionnel à patient, ce fameux lien qui nous a aidé mais nous a aussi empêché d'avancer, va disparaître, et que ça va enfin laisser la place à ce que l'on désire vraiment. Et bien ça ne se passe pas du tout comme ça. Et on en ressort malheureux, parce-qu'on n'en sait pas plus qu'avant, on n'a vu aucun signes, et en plus, on ne nous retient pas! Et on a l'impression, au final, de ne pas être si important que ça, et la chute est difficile.
Je respecte cette neutralité du psy. Mais puisqu'ils sont sensés s'apercevoir des transferts et autres, et je pense que la mienne s'en est aperçue, j'aurais apprécié qu'elle soit directe, et me dise sur quel pied danser, plutôt que de me laisser dans le vague, à ne pas savoir si je dois attendre quelquechose ou non, si je dois oser ou non. Car mon risque est de la perdre définitivement. Et ce n'est pas facile à vivre. Pas plus que les raisons qui m'ont amenées à consulter.

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