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inceste/ incestuel et silence complice, je veux défendre ma fille
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inceste/ incestuel et silence complice, je veux défendre ma fille

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soi et l'autre
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inceste/ incestuel et silence complice, je veux défendre ma fille

Bonjour,
je souhaite ce soir vous transmettre mon témoignage et j'ai besoin d'être soutenue dans ma démarche.
Il me faut vous expliquer en résumé (si je le peux) la situation, et ma façon de la lire.

L'année dernière, notre fille de quatre ans a subie les comportements et les attouchements de son cousin de 7 ans à trois jours d'intervalle.
Après une journée passée chez la soeur de mon (ex) compagnon, le soir en rentrant à la maison, notre fille nous a expliqué que son cousin et elle étaient amoureux, que son cousin voulait lui "faire l'amour" (expression jusqu'alors inconnue de notre enfant), qu'il s'était mis sur elle, et avait appuyé son poing sur son ventre, qu'elle avait eu mal, lui avait demandé d'arrêter mais que ce dernier avait continué et l'avais embrassé sur la bouche.
choquée par ce que j'entendais j'ai repris de suite avec notre enfant que ce qui s'était passé n'était pas un jeu d'enfant, qu'on n'avait pas le droit de faire "des calins d'amoureux" avec son cousin, sa famille, ect. Je ne l'ai évidement pas fâchée mais expliqué que j'étais par contre en colère contre ce qu'avait fait son cousin et que nous allions en parler avec sa maman. Le père de ma fille a également discuté avec elle lui redisant les mêmes choses.

Je dois dire avant toute chose que de ce petit cousin depuis fort longtemps nous avons bien des inquiétudes à son sujet. Son histoire familiale très difficile et émaillée par l'inceste de son grand père paternel sur ses enfants. Cet homme a été emprisonné, le père de l'enfant a subi ces viols de la part de son père et de ses frères. Les parents de cet enfant sont séparés, les temps passés avec son père sont nourris de doutes quant aux conditions d'accueil et de ce qu'il peut vivre (doute suite à des comportements interrogeants) et du coté de ma belle-famille l'incapacité de donner des limites à cet enfant à qui tout est absolument permis. Aucune de nos alarmes n'ont retentis.

Je prends donc le téléphone pour dire ce qui s'est passé à la maman du petit cousin (à mon avis depuis longtemps en danger mais personne ne veut l'entendre). Il est dit qu'elle doit parler avec son fils et reprendre avec lui les choses. Nous devons nous revoir lors d'une réunion de famille chez la grand mère paternelle de ma fille.

Lorsque je dis à ma belle mère ce qui est arrivé, elle me regarde avec mépris. Rebelote, dans l'aprés midi ce que nous avons su le soir de notre fille... le petit cousin a mis sa main dans la culotte de ma fille, elle en dit même "il a mis sa main dans mon zizi" "il m'a embrassé sur la bouche, il voulait que l'on fasse l'amour"...rien n'avait été réglé! Et je m'en veux particulièrement de les avoir laissé jouer ensemble après ce qui s'était passé deux jours avant, j'étais moi même pris dans cet étau de silence comme si tout ce que l'on dit dans cette famille n'a aucun poids, une force d'inertie quasi morbide.

Apprenant ce qui s'était passé, je rentre dans une colère noire, prend à nouveau le téléphone pour dire et décrier ce qui est arrivé et j'ai pour seule réponse "il ne faut dramatiser, cela arrive souvent entre cousins, je n'ai pas eu le temps de lui en parler, on reprendra ça plus tard "...plus tard il me fut quasiment reproché que le petit cousin pleura de ce qu'il avait fait et n'en avait pas dormi de la nuit...il en est donc un seul, celui là même qui savait bien que quelque chose n'allait pas et surement déjà pour lui même.

Le père de ma fille n'a jamais parlé de tout cela avec sa soeur, il a repris quelques temps plus tard avec sa mère qui n'entend absolument pas reconnaitre que ces actes étaient graves, elle les trouvent sans importance.

les liens avaient été rompus, j'ai entretenu au mieux le dialogue avec ma fille, son père a dit à sa fille sur le moment que ce qu'avait fait son cousin était interdit, que nous n'avions rien contre elle mais que nous étions en colère qu'on lui ai fait du mal et que nous allions la protéger de son cousin et...à mon sens du reste de cette famille qui de part son silence se rende complice de ce mal.

Mais pour mon ex compagnon ce fut une autre histoire. Si la rupture du lien les premiers mois avait même rendu le père de ma fille bien mieux que je ne l'avais connu jusqu'alors il n'en fut plus de même lorsqu'il voulu renégocier son lien avec sa mère.
Il le fit en effet sans rien me dire de ce qu'il traversait alors, ce n'est pas un homme qui parle d'ailleurs de sa vie intime, de ses émotions jamais. Il tenta de reparler de cela avec sa mère, rien n'y fit elle trouvait toujours cela banal. Il lui en voulu puis lui dit tout ce qu'il avait sur le coeur et aussi lui redit notre accord que tant qu'elle ne reconnaissait pas ce qui était arrivé à notre fille, elle ne pourrait revoir sa petite fille. Mais cela a tenu peu de temps, il finit en résumé par renégocier son lien avec sa mère avec la possibilité de la revoir sans que rien n'ai été réglé.
Ce qui a valu entre nous, de part l'absence d'échange que je réclamais et tentais pourtant, de part cette décision qu'il prenait seul, un funeste et massif conflit.
Pour moi rien n'était réglé pour notre fille et je ne voulait pas qu'elle voit cette grand mère dans l'illusion d'un amour qui  ne remplissait pas le devoir de la protéger.

Deux mois plus tard, mon compagnon mis fin à notre relation, la première chose qu'il fit ce fut de laisser notre fille chez sa mère, sans lui,toute une journée et sans m'en tenir informée. Il n'a pas compris ma colère il me dit même "mais crois tu que mam ère va la tripoter?" ce que je n'ai jamais pensé, ce dont j'ai peur est d'un autre ordre.

La rupture a été violente car je reçut mépris, insultes, le tout devant notre enfant, alors que j'acceptais de partir et fit tout ce que je put en ces circonstances.
Ma première intention pour notre fille a été de vouloir passer devant le Juge pour déterminer ses droits, fait signer un papier à son père pour resignifier notre accord que notre fille ne devait en aucun cas être mise en présence de son petit cousin ainsi que de circonstancer le déni de sa grand mère.
Aujourd'hui j'ai amené ma fille chez un pédiatre pour lui parler de tout cela, je souhaitais qu'elle puisse voir un pédo psychiatre et lui demander son avis..."vous devez porter plainte, que la loi soit signifiée à la famille" ce que j'espérais profondément.
un suivi chez un pédo psychiatre va donc être mis en place et je ferais ce qui sera nécessaire, en espérant que son père puisse également prendre part à tout ceci.

Ma fille et moi avons bien parlé de tout cela, pour elle sa grand mère est selon ses propres termes "une menteuse" car elle ne "dit pas la vérité" à savoir que ce qui se produit n'est pas envisageable comme "normal".
Ma fille m'a dit être heureuse que je l'amène chez le docteur des soucis comme je le lui ai présenté ainsi, que ses "soucis" du coup "commençaient à partir".Elle a dit au pédiatre avoir un "chat dans la gorge"...

tout me semble lié, de cette histoire familiale jusqu'à la rupture. Pour ma part du désastre, je suis en analyse depuis deux ans, je sais ne pas avoir rencontré cet homme pour rien dans ses effets de miroirs. Je sais chercher du plus profond de moi une loi qui puisse s'inscrire. Je souhaite que ma fille puisse se sortir sans trop de casse des effets de nos histoires respectives et incestuelles, u profond manque de père.

j'ai besoin de votre avis. Suis je abusive dans ma démarche? j'ai peur depuis le début, dès le début de ma grossesse j'avais une peur viscérale de "l'inceste", j'ai démêlé des non dits dans ma propre famille dont je portais les symptomes.
Je redoute cette idée qui m'envahit de culpabilité à savoir si je n'ai pas fait porté à notre enfant le poids de nos histoires non résolues.
Je veux prendre mes responsabilités dans cette démarche et que nous puissions l'une comme l'autre avoir une place au monde, en espérant même que cela puisse aider mon ex conjoint.
qu'en pensez vous s'il vous plait?
merci de votre patience, le récit est très long.


l'homme a d'universel qu'il est singulier

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Re: inceste/ incestuel et silence complice, je veux défendre ma fille

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