Ouf une corvée de moins !

Votre enfant commence à lire, lit plutôt bien ou lit couramment ?
Offrez-lui ce moment d'amour qu'est la lecture d'une histoire à tout âge. Même s'il sait déjà lire cela ne vous en dispense pas, bien au contraire !
Ce moment doit rester un instant de partage, ouvert à la communication et non pas un test de connaissances. Pas de sous ? Pensez aux livres d'occasion à moins d'un euro vous pouvez trouver des merveilles dans les vides-grenier.

A chaque fête où il est question de cadeaux, n'oubliez pas les livres pas chers et si nécessaires à sa culture.
Inscrivez-le à la bibliothèque, c'est environ 7€ pour toute l'année et pour toute la famille et c'est gratuit pour lui !

Impliquez vous dans la vie de son école : Pas le temps ? D'autres l'ont pour vous.
Il existe le conseil d'école qui se tient au minimum trois fois par an, qui réunit les enseignants et les représentants municipaux. Son rôle est d'élaborer le règlement intérieur et de le modifier si besoin en cours d'année, d'aménager le temps scolaire, de mettre en place des activités de soutiens pour les enfants en difficultés, de discuter ensemble des désirs de chacun et des difficultés de chacun rencontrer au sein de l'école. Demandez en le compte rendu aux délégués des parents d'élèves s'ils se sont engagés, c'est pour vous en faire part.

Inscrivez-vous dans une association de parents d'élèves qui permet aux parents de faire valoir le droit de la république au sein de l'école : c'est-à-dire la liberté ( le respect de l'autre, la laïcité, le droit à la parole...), l'égalité ( le droit à la différence, le droit à l'égalité des chances...), la fraternité ( le soutien dans la difficulté quelle quelle soit. ) Vous pouvez y adhérer sans pour autant vous impliquer pleinement, chaque personne donne et offre ce qu'il peut à tous les niveaux. L'adhésion est inférieure à 20€ pour toute une année.

Vous avez une difficulté ?
N'hésitez pas à rencontrer l'enseignant afin de lui faire part de votre problème, qu'il soit matériel, passager, physique ou psychologique. Si vous n'osez pas rencontrer son enseignant , n'hésitez pas à demander de rencontrer un des membres du bureau de l'association des parents d'élèves FCPE.

Vous n'avez aucune difficulté ?

Rencontrer une fois par trimestre l'instituteur même si tout va bien afin de vous informer des progrès de votre enfant : autonomie, comportement, socialisation, adaptation.

Quelques bonnes idées à appliquer :

La culture :
-Disposer des livres un peu partout dans la maison, séjour, mais aussi toilette, salle de bain, cuisine et également dans la voiture.
-Donnez lui l'exemple : facile à dire, pas facile à faire, plus le temps...
-Acheter le journal ou le magazine de votre choix, éteignez la télévision et accompagnez vos début de soirées d'un bon bouquin drôle et sympathique, d'une BD ou encore d'un magazine.

Combien de parents épuisés par leur travail lisent à contre-coeur l'histoire tant demandée par leurs enfants : mieux vaut lire une histoire rarement, mais en y mettant tout son cœur, que lire une histoire tous les soirs comme une corvée.

Les habitudes seront vos amies :
Essayez de conserver un rythme presque rituel dans la chronologie de la journée : par exemple: -j'arrive
-je me lave les mains
- je goûte
-je fais mes devoirs
-je vais m'amuser,
-me reposer
-regarder la télé, dessiner ou lire
-je prends ma douche
-je me mets en pyjama
- je prépare mes affaires pour le lendemain ( habits, cartable )
- je dîne
-je me lave les mains , les dents
-je lis
-je dors

Parlez avec son instituteur, faites connaissance.

Ne critiquez jamais l'école ni les adultes de références, en sa présence ( direction, enseignants, et femmes de services ) s'il y a un problème parlez-en à l'intéressé et si vous souhaitez en parler à votre moitié attendez l'oreiller pour déverser votre colère..

Profitez de vos week-ends pour suivre le programme en loisir : observation d'oiseaux, de nids... visite d'un château, rencontre avec son environnement.

Le développement de son intelligence :

Offrez lui un foyer solide, avec un papa et une maman ne se plaignant pas de leur travail devant lui, épanouis et équilibrés.

Mieux vaut une maman qui travaille à extérieure et qui rentre à son domicile tout sourire, qu'une maman au foyer par sacrifice. L'inverse n'est pas toujours possible, mais essayer de peser le poids des réalités.
-Ayez confiance en lui, dans ce qu'il mange, dans ses choix, dans ses désirs.
-Dialoguez et soyez disponible dans ses questionnements, si vous n'en connaissez pas la réponse, les dictionnaires, le net, ses enseignants, peuvent vous aider. Vous ne savez pas répondre, ne soyez pas vexé : ne pas savoir et chercher à savoir est une marque d'intelligence.
-Permettez-lui d'observer et de réfléchir par lui-même face au monde qui l'entoure.
-Apprenez lui à écouter les autres, à être tolérant, à admettre que tout le monde ne peut être d'accord ensemble et à aimer tout simplement.
-Mangez équilibré sans forcer et permettez lui de dormir environ 11h par nuit, par exemple en ne lui permettant pas de regarder la télévision le soir, mais en privilégiant un livre.

Enfin, ne faites pas de courses à la connaissance, ils grandiront à leur rythme et à trop vouloir leur offrir de connaissances trop vite, il risque de se lasser...

Les devoirs

Si l'enseignant ne le sollicite pas, à la maison ne lui donner pas de travail supplémentaire, dès qu'il aura relue ses leçons , laissez le jouer comme bon lui semble.
-Faites lui confiance pour qu'il prenne confiance en lui.
-Laissez le prendre l'initiative de commencer ses devoirs. S'il oublie rafraîchissez lui la mémoire. Consultez son cahier de texte et son cahier de liaison.

Ses leçons c'est TOUJOURS dans la bonne humeur , la télé éteinte. Si vous vous pensez incompétent ou trop énervé pour cela, laissez le à l'étude le soir tout en précisant de lui faire faire ses devoirs.
-Ne le grondez pas s'il ramène une mauvaise note, mais essayer de comprendre s'il a assimiler la leçon.
-Vérifiez ses cahiers et son matériel et responsabilisez-le sur la bonne tenue de ses cahiers.

La rentrée en maternelle :

-Laissez-lui son doudou, cet objet transitionnel si représentatif de son environnement familiale, il sera le lien entre : lui et sa sécurité intérieure en votre absence. Le jour où il l'oubliera à l'école sera signe d'acceptation totale de l'école et son nouveau mode de vie.
-Ne le grondez pas s'il pleure, c'est juste normal et cela le regarde. Vous en reparlerez avec lui ce soir dès son retour.
-Pour l'aider dans ses apprentissages de type « motricité fine » : laissez-lui à disposition un cartable « maison » qui comprenne papier, crayons pastels, feutres, ciseaux, colle et autres éléments qui lui permettent dès que possible de faire avec ou sans vous des activités manuelles à volonté.

Le temps passé à jouer ou à rêver n'est pas du temps perdu, car c'est en jouant que l'on apprend le plus vite. Lorsque l'on court après un ballon, on se familiarise avec l'espace et on apprend à anticiper, lorsque l'on dessine et colore : on apprend à écrire, lorsque l'on regarde un livre : on se familiarise avec l'écrit et la lecture. Il est donc essentiel de le laisser jouer.

Autonomie, pensez à lui faciliter la tâche  :

-Ceintures élastiques, chaussures à scratch, je fais tout seul !
-De temps à autres, votre enfant peut déjà mettre le couvert ( pourquoi pas avec des couverts en plastique...) et surtout ranger sa chambre (avec votre aide pour le fignolage) , cet univers si personnel...

Comment l'aider dans sa réussite :

-Encouragez chaque progrès sans pour autant donner de l'argent.
-Répétez lui que c'est pour lui qu'il travaille et non pour vous et l'enseignant.
-Le travail bien fait et la connaissance ouvrent les portes de la liberté, apprenez le lui.

Mauvais résultats  ? Parlez-en ensemble et écouter le sans vous fâcher.

Si l'école , « c'est pas son truc », alors suivez-le et valorisez-le dans ses loisirs ( judo, danse, dessin, chant...) et continuez à exiger un résultat honorable dans les disciplines générales.
N'ayez ni peur, ni honte de lui parler de vos anciennes difficultés scolaires ( difficilement confrontées et totalement surmontées ! ) cela lui fera plaisir et vous lui paraîtrez beaucoup moins inaccessible. Personne n'y laisse sa peau.
Ne pensez pas de suite, difficultés égale forcément direction psys. Cherchez ensemble les solutions, vous avez les meilleures. Si toutefois, vous sentez que vous perdez pied ou que vous souhaitez prendre du recule car cela vous travaille ou vous renvois à vos propres échecs, alors prenez rendez-vous afin de vous faire aider, en générale, quelques rendez-vous suffisent. Si votre enfant est hermétique et si vous êtes agacé, évitez les « t'es vraiment nul ! », « tu finiras éboueur ou coiffeuse », même si cela a bercé votre enfance... Il deviendra« qui » il pourra et surtout l'être qu'il s'autorisera à devenir. Et il se permettra de rester également l'être qu'il est déjà grâce à vous : un être pensant et libre.

Christelle Moreau