Olivier nous livre aussi quelques excellentes références dans lesquelles il aime à puiser les racines même d'une bonne compréhension du désir et de sexualité.

Que la prohibition de l'inceste n'a de sens que si elle ouvre sur une promesse, celle d'un ailleurs, d'une autre, de la femme.
Chacune reprend sa place au sens de la tribu en étant celle qui, étrangère "lui" permet de vibrer.
Dans notre société de consommation, n'est ce pas justement cela qui dérange aussi, ne plus pouvoir être pleinement l'étranger.
Car le désir ne se place plus uniquement sur la possible rencontre d'un ailleurs, mais sur la performance de son propre désir, comme une incohérence, un poison industriel

Olivier nous rappelle que le licite, le sacré, et l'échange, donc : le sexuel, est ce qui introduit la femme comme valeur d'échange et qui donne de ce fait au féminin un statut qui est celui d'apporter à l'autre la vibration de l'étranger qui fait lien avec l'ensemble de ses propres différences et celles des autres.

Il "tombe" cette douce parole que le désir sexuel est bien loin de l'instinct et que l'amour concerne le rapport du sujet à l'autre comme lieu d'adresse, avant d'y inclure l'autre de l'autre sexe.
"Que" le sujet recherche également toujours une adresse inédite...
Puis, olivier nous offre une grâce à propos du symbolique, un instant de lui.
Le symbolique, c'est le lieu ou se fait entendre quelque chose de la vibration de l'altérité. ( Olivier Douville )

Superbe !

Enfin, on y aborde la syncope de la rencontre, vécu pour certain comme un traumatisme, pour d'autre comme un instant de vibrations intenses, pour chacun comme un risque.
Risque de lâcher prise de soi vers l'autre pour lui offrir son autre, tout en restant soi et sans perdre de vue que soi recherche aussi sa différence à travers lui pour se retrouver à travers soi en étant bien tout seul avec l'autre devenu altérité..

Christelle Moreau