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Pleins de ressources mais sans avenir et pere contre sa volonté
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Pleins de ressources mais sans avenir et pere contre sa volonté

#1  35620

yaclehamac
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Pleins de ressources mais sans avenir et pere contre sa volonté

Bonjour,

Voila, je suis un jeune homme de 33 ans et aujourd'hui assez désespéré. J’en ai raz le bol en fait. Je suis fatigué, anxieux et j’ai surtout l’impression que rien de positif ne m’attend. Ma vie est de pire en pire.

Pour me décrire, je dirais que je peux être très joyeux si je me sens à ma place, c'est-à-dire entouré de gens que j’ai choisi, ou je m’amuse. Mais je peux tout aussi bien déprimé lorsque la vie ne va pas dans mon sens.
Voila, j’ai fait beaucoup d’étude, j’adore apprendre, découvrir et comprendre. J’ai voyagé pour mon plaisir et pour le travail. Je n’ai jamais été heureux au travail, je trouvais ca ennuyeux. Alors j’ai refais une formation pour m’ouvrir des portes. Puis j’ai décidé de prendre une année sabbatique. Du très bon temps au début, j’ai fait des choses dont j’avais envie : des voyages, du sport nature. Bref c’était plutôt bien.

Puis voila, pendant mon année sabbatique, ma copine tombe enceinte. J’ai cru que le ciel me tombait sur la tète. Nous étions ensemble depuis 1 an, sans vivre ensemble, a 60 km l’un de l’autre. Ma relation avec elle était ambiguë et un peu faussé de ma part. Elle était très amoureuse et me comblait affectivement et j’en avais besoin. Seulement au fond de moi je pensais que ce ne serait pas la femme de ma vie. Elle avait déjà une enfant de 12 ans, genre enfant gâté et ca m’énervait. Ma copine est aussi beaucoup plus posé et conformiste que moi. Sa valeur primordiale est la famille avec des réunions de famille fréquentes. Alors moi ca m’a amuse au début les repas de famille puis je me suis senti envahis. C’est aussi de loin, son sujet de discussion favori et elle est très très bavarde. Je n’avais pas envie de vivre comme ca : les repas familiaux du dimanche, la maison à s’occuper, un chien… Je n’avais pas envie. Alors, je faisais plus ou mieux ce que je voulais puisqu’on n’habitait pas dans la même ville. J’avais mes activités perso et mon cercle social. Je ne l’ai que tardivement incluse dans ma vie, petit à petit. J’avais presque honte de sa vision de vie un peu vieille France en fait.
Alors je m’en veux car à cause de mon manque de confiance en moi, je suis resté avec une femme qui ne me convenait pas car c’était rassurant d’être aimé. D’autant plus que la sexualité était excellent entre nous. C’est un point important car depuis ma rupture 3 ans auparavant avec mon premier grand amour, je n’étais pas sur de moi de  côté là (peur de ne pas assurer).

Puis Donia est tombé enceinte (elle a oublié sa pilule chez elle alors que nous partions en voyage en inde pour 3 semaines). Je le savais et j’ai pratique le retrait, une méthode bien incertaine. IL y avait au début des doutes sur le temps de grossesse qui était peut être supérieur a 3 mois (donc ivg impossible). Lorsqu’elle m’a appris cela j’ai eut l’impression que ma vie était foutue. Puis finalement (et rationnellement bien sur car le contraire était effectivement irrationnel) elle n’était enceinte que de 6 semaines. Je lui aie indique que je voulais qu’elle avorte. Elle n’a pas voulu. J’étais dans tous mes états. J’ai même simule une tentative de suicide pour qu’elle change d’avis. C’était vain et malsain. J’ai décidé de couper les ponts. Je n’arrivais plus à dormir, c’était intolérable. Je suis resté comme cela pendant 3 mois. Puis j’ai décidé de revenir vers elle et de reconnaitre l’enfant. Je ne me voyais pas faire autrement.

Puis pendant 2 mois, j’allais voir Donia pour l’aider, l’accompagner dans sa grossesse et ce 1 fois par semaine. Moi, j’allais bien a ce moment là, j’avais pris ma vie en main, j’étais bénévole dans une assoc culturelle, je faisais du sport, j’ai entrepris un bilan de compétences. Mais comme je la voyais et l’aidais, on s’est bcp rapproché et nous sommes retourné ensemble. Elle avait également des risques de pré-éclampsie lors de sa grossesse ou d’autres problèmes qui n’ont jamais apparu d’ailleurs. Je suis retourne avec elle aussi car j’avais peur pour mon enfant. La, les problèmes ont commencés.

Elle désirait encore plus qu’avant que je sois présent. Je n’y arrivais pas. Elle habite une zone de campagne vraiment moche et triste. Pas d’amis, d’activité autours. Bref un lieu de vie que je déteste. Et puis la montre tournait : je dois retrouver un travail qui me plait. Et oui si j’ai pris une année sabbatique c’était pour me ressourcer et ca a bien marche au début. Je n’en voulais plus de mon ancien métier (chercheur) et je me sentais tellement mieux depuis que j’avais arrêté. Je voulais prendre du recul pour changer de voie et trouver enfin quelque chose que j’aime.

Le bilan de compétence m’a aidé. J’ai eut du mal à tout cumuler : réfléchir sur moi, préparer l’arrivé de mon fils. Bref faire tout bien. A la fin de la grossesse j’étais imbuvable avec Donia. Quelques fois tout allait bien puis il me fallait d’un rien pour que je m’énerve ou que je devienne vide et triste.

L’accouchement arrive, grand moment d’émotion. Je me sens des sentiments pour mon fils presque instantanés. 3 jours après l’accouchement, la sœur de ma copine m’invite à manger et là, c’est la catastrophe, elle me harcèle de reproches car j’avais exigé (en accort avec ma copine) que personne ne vienne le 1er jour à la maternité. C’était pourtant clair mais j’avais fait de la peine à leur chère maman. J’en avais marre de leur famille hyper présente alors que moi je me sentais loin des miens et tellement seul. Je m’énerve et je m’en vais après une discussion houleuse.
Le lendemain je quitte Donia alors qu’elle est encore à la maternité. Bien sur, plusieurs semaines de conflits s’en suive. Cependant, je m’occupe souvent d’Elliot, mon fils, et elle ne m’empêche pas de le voir.

Je sais que je l’ai mise dans une situation difficile mais depuis 2 mois elle ne cesse de me dire que je ne suis qu’un demi-père et qu’il ne faut pas espérer des relations très intimes avec mon fils.
Quelles choix j’avais moi ? Aujourd’hui je remue ciel et terre pour trouver du travail et cela ne fonctionne pas. Je ne voulais pas me limiter géographiquement, maintenant je me sens pris au piège.
Horrible tension : c’est génial de m’occuper de mon fils et une part de moi voudrait s’investir toujours plus. D’un autre cote, c’est peut être vrai que je ne serais pas vraiment un père surtout si je trouve du travail à des centaines de km. Il a y des opportunités professionnels qui me plaisent mais c’est tres spécifique et je ne peux pas faire la fine bouche sur le lieu. Elle habite dans la campagne ou jamais je n’aurais pu trouver un emploi a moins de me déclasser complètement. Ha oui elle était prête à me suivre. Pfff et comment on trouve du travail en restant dans sa petite maison loin de toute activité. Et moi qui avait rien demandé, je me serais retrouvé avec une femme, 2 enfants, des biens matériels a gérer.

Alors oui tout le monde m’a traité d’immature et c’est peut etre vrai. Et alors cela signifie que je dois tout accepter même si ce n’est pas mon envie du moment.
Mais aujourd’hui je suis trop fatigue. Je suis souvent en conflits avec Donia, cela me fait mal au ventre, je perds mon énergie, je n’arrive pas a trouver du boulot et j’ai du mal à me redynamiser pour. J’ai perdu beaucoup de temps, je suis bientôt sans revenus.

Je me sens tellement sans possibilité d’avenir. Et comment gérer une relation avec mon fils si je suis loin. Et j’en ai marre des reproches de Donia. J’ai envie de partir et de tout laisser tomber. Je me dis que tout serait apaise si je disparaissais, que Elliot souffrirais moins. Une partie de moi a envie de tout oublier, de tout recommencer à zéro. Mais voila, Je trouve cela dur pour Elliot et il a subis déjà nos conflits alors qu’il n’a que deux mois. En plus, une autre partie de moi est un vrai père, attentionne, doux, chaleureux. Je crois qu’être père était une aspiration profonde mais dans des bonnes conditions et avec une femme qui me corresponde. Cela me fait tellement mal de ne pas être père a part entière mais je ne peux plus supporter sa mère. C’est une question de survie, elle vampirise toute mon énergie. Elle a bien sur tous les droits d’avoir sa vision du monde, je comprends sa souffrance. Seulement, moi, je me sens totalement incompris car mes choix semblent égoïstes et immoraux. Je ne pouvais pas faire autrement mais je souffre quand même.
Cela m’a fait du bien d’écrire tout ca. J’ai tellement besoin de relâcher la tension

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#2  35628

Christelle Moreau
Psychanalyste, Thérapeute, psychodynamique
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Re: Pleins de ressources mais sans avenir et pere contre sa volonté

Bonjour,

votre titre en dit long sur votre position et votre état de désir.
Votre écrit est lourd de sens et pose juste les mots l'étayant.
Vous décrivez être et avoir été un homme satisfait de lui et de sa vie riche en culture, assouvie car à l'écoute de soi, jusqu'à ce que l'on vous entrave.
Parallèlement, vous culpabilisez et prenez conscience que vous avez flirté avec vos désirs et leur clivage.
Désir d'avoir un enfant sans en avoir un.
Désir de vivre un amour sans le vivre pleinement.
Tout acte manqué est un acte posé réussit. Elliot en est probablement le fruit.
A vous lire, vous semblez avoir eu une période de besoin d'aimer vous faire plaisir sans contrainte. Il semblerait que vous avez pris du bon temps où il y en avait sans penser au lendemain ou en l'occultant afin que cela ne cesse pas trop vite.
Votre couple était basé sur un pseudo mensonge, celui de votre manque. Votre compagne ne semble avoir été pour vous qu'une réponse à votre manque affectif. Il serait important que vous vous interrogiez également sur votre désir d'être père, il serait problématique que l'enfant réponde à ce désir de combler un manque.
Votre compagne vous a permise de reprendre confiance en vous sur le plan sexuelle et sur le plan affectif.
Elle a donc été un tremplin à votre désir. Elle ne peut donc en effet rester votre compagne, vous ne pouvez le supporter et c'est une bonne chose pour vous comme pour elle que vous vous soyez autoriser à le voir.

Votre simulation de TS, était en partie, soit, du chantage affectif essayant à la fois de parvenir à vos fins, c'est à dire vous libérer, mais aussi vous permettant de vous conforter dans votre toute puissance la concernant. Mais , même s'il s'agissait d'une simulation de TS, rien n'est anodin. Vous étiez symboliquement en train de faire le deuil de votre vie "sans contrainte, d'homme libre.
Enfin, sous couvert d'une culpabilité certaine et d'un poids de carcan culturel responsable, vous vous êtes obligé à "prendre votre vie en main", à devenir responsable de vos actes.
Ceci n'a pas été sans conflit et cette lutte que vous avez mené contre vous même, vous a couté.
Être père vous semble toujours possible et vous en avez envie, mais vous ne souhaitez pas vivre un poids familiale autre que celui que vous vous imposez déjà.

"Quelles choix j’avais moi ? "

Qu'est ce qu'être père pour vous ?
Vous avez le choix de construire autour de cet enfant un univers qui vous est propre, qui
sera le votre et non pas celui que l'on vous a imposé afin que lui aussi puisse se forger le sien.
Vous avez le choix de demander la garde pleine pour la semaine de votre enfant afin de lui offrir tout le meilleur de vous.
Vous avez le droit d'assumer également pleinement votre rôle de père en demandant la garde partagé pour uniquement les vacances et les week-end.
Vous avez le droit de renoncer à la garde de l'enfant et de demander uniquement un droit de visites occasionnelles avec tout que cela implique. Ou encore de décider de totalement renoncer à lui rendre visite ou à le garder tout en conservant un contact afin qu'il puisse s'il le désir vous contacter.
Vous avez donc plusieurs choix qui s'offrent à vous. Il s'agit à présent que vous fassiez celui qui correspond le plus à votre désir en pesant  également à toutes les conséquences vous concernant dans l'avenir.

Vous ne pouvez pas vous sentir pris au piège, un enfant n'est pas un étau dans lequel on insère sa vie... Il est important pour vous que vous vous libériez et pensiez différemment votre avenir au risque de se sentir en otage et de sombrer.
Pourquoi ne pas commencer par trouver du travail où le travail vous mènera, puis à repenser votre désir.
Vous ne pourrez offrir à votre enfant un cadre structuré si vous ne l'êtes pas vous-même et surtout si vous ne savez pas vous même ce que vous voulez et où vous allez...

A partir du moment où vous le désirez votre enfant existe.
Laissez parler votre désir, être un père, c'est transmettre son nom, et au titre de ce nom ses limites et les siennes, en d'autre termes : c'est ne pas laisser son enfant tout faire, ne pas tout lui accorder pour lui faire plaisir, mais au contraire lui permettre de comprendre ce qui est bon pour lui, lui apprendre la patience, la citoyenneté, la politesse, la douceur et lui offrir votre amour et votre désir.La liste n'est bien évidement pas exhaustive... Mais, tout cela vous pouvez lui permettre de le rencontrer à travers vous lorsque vous le voyez si la rencontre est régulière.

Vous avez le droit de refaire votre vie également en incluant votre enfant même partiellement, même à l'autre bout de la terre. Vous pouvez aussi l'exclure de votre vie, mais vous écrivez "pour tout recommencer" et recommencer tendrait à dire que vous rechercheriez probablement un petit Elliot dans les yeux d'un prochain enfant.

J'ai envie de vous dire de vous imposer du temps, de penser à vous pour peser vos doutes, vos réflexions, mais aussi vos projections. De penser à vous afin de vous reconstruire dans vos désirs. vous avez probablement fait grandir en ces quelques mois l'adolescent qui est en vous et à présent vous vous devez de reprendre le temps de vous poser professionnellement afin de vous revaloriser, puis de revenir vers Donia et Elliot avec vos projections et vos attentes claires et les actes qui vont avec.
Vous avez le droit d'être un père sans pour autant aimer et vivre au côté de sa mère.
Bonne continuation.


Cabinet de psychothérapie et de Psychanalyse de Christelle Moreau, MAISON de la SANTE, 7 avenue Alfred Mortier, 06000 NICE CENTRE, Arrêt de TRAM Lycée Masséna, Cathédrale Vieille Ville, pour rendez-vous, merci de me joindre au 06 41 18 52 56, à bientôt.
M'appeler avec Skype : christelle.moreau
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